Les maires et la laïcité

Par Jeudi 13 août 2015 Permalink 26

Deux événements aujourd’hui semblent marquer une certaine crispation des maires face aux demandes musulmanes aux relents ethniques. Le maintien de la manifestation Tel Aviv sur Seine à Paris et le refus du maire de Chalon sur Saône en accord avec la justice de proposer des repas de substitution dans les cantines scolaires sont indéniablement des échecs pour les gens de la communauté arabe s’identifiant principalement comme  musulmans.

Le Maire de Paris, Mme Hidalgo n’a pas hésité à déclarer que seuls les intolérants pouvaient être contre sa petite fête faisant la promotion de la capitale israélienne sur les bords de la Seine. Dans un contexte où les juifs français vivent de plus en plus dans l’insécurité et se sentent d’une certaine façon rejetés par  une partie de la communauté nationale, cette manifestation mettant en exergue la culture juive et rappelant opportunément que la seule ville vraiment libre du Moyen-Orient, comme n’importe quelle autre grande ville européenne, devait être soutenue par la communauté internationale, cette manifestation, donc dénote un vrai courage de la part de l’élue parisienne. On ne l’attendait pas là, aussi faut-il espérer que ce contre pied ne soit pas suivi par toute une série de signes d’allégeance au communautarisme musulman pour se faire pardonner cet indépendance d’esprit.

Quant au maire de Chalon sur Saône, M. Platret, sa victoire judiciaire après qu’il ait été lâché par des ténors des Républicains comme Bruno LeMaire, Christian Estrosi ou Christian Jacob est une avancée de la vraie laïcité, pas celle qui sert de cheval de Troie à l’islam. Par contre, l’élu local a dans cette histoire été soutenu par Nicolas Sarkozy. Le modèle multiculturel est de type anglo-saxon et non pas français, la pays ayant de tout temps jusqu’à la fin du XXe siècle privilégié l’assimilation des populations immigrées.

Si ces deux événements pouvaient montrer une prise de conscience concernant l’ethnicisation du territoire, ils marqueraient un tournant dans la politique intérieure française. Mais l’hirondelle ne fait pas le printemps! Ces actions restent largement isolées et seront fortement contestées par les tenants de la décomposition de la France.

Frédéric Le Quer