Les images de terreurs

Par Jeudi 19 février 2015 Permalink 29

Les images de terreurs en provenance du monde islamique se multiplient. Au Moyen-Orient, les terroristes les mettent en scène avec délectation et telle  la tête de St Jean Baptiste présentée sur un plateau par Salomé, les décapitations se succèdent, offertes à la vue de tous pour bien marquer les esprits.

Les images des coptes assassinés en Libye, où les victimes accroupies sont en combinaison orange et les bourreaux debout vêtus de noir de la tête aux pieds, tous alignés sur la plage, l’écume des vagues sur la grève en fond, relèvent d’une recherche iconographique qui tend à favoriser la propagation de leur diffusion. Certains martyrs murmurent à l’approche de l’exécution « Seigneur Jésus Christ ». L’impact sur les tendances sadiques des individus libérés de leur sur-moi, déculpabilisés, devient ainsi terrifiant. Des terroristes religieux encouragent les pulsions criminelles d’hommes et de femmes se sentant en conflit avec toute société qui n’est pas régit par la loi islamique. Cet art de la mise en scène des actes barbares est alors au service d’une propagande dont les vecteurs essentiels sont les écrans de télévisions et des ordinateurs.

Si l’assimilation par les jésuites de la force des images après le concile de Trente au seizième siècle, contrant l’iconoclasme luthérien, permit alors la libération du génie créateur des peintres baroques, aujourd’hui rien de semblable n’est à attendre de ces vidéos particulièrement gores. Ces cruautés, loin d’élever l’âme du spectateur, le rabaissent à ses instincts primaires et c’est bien là le but recherché: endoctriner en accompagnant les pulsions mortifères sans aucune exigence intellectuelle. Le salafisme d’ailleurs veut subvertir la société occidentale par des injonctions à suivre qui ne demandent aucune réflexion et surtout pas d’esprit critique le rendant ainsi attrayant aux esprits moutonniers.

L’indignation de tous est le corollaire à l’enthousiasme des autres. Les représailles deviennent autant de raison de continuer vers toujours plus d’ignominies. L’allégeance à un dieu est le moyen de détricoter tout tissus social pour le remplacer par une tragédie d’une violence irraisonnée. Les reculades occidentales en cours, malgré les déclarations la main sur le cœur, sont autant de raisons pour s’inquiéter de l’horrible futur vers lequel nous allons.

Frédéric Le Quer