L’icône

Par Samedi 4 octobre 2014 Permalink 12

L’icône joue un grand rôle dans la pratique religieuse. Cette représentation artistique de personnages de la religion chrétienne s’est développée dès le Moyen-Age. Une partie des canons esthétiques fut empruntée à Byzance. La chute de Constantinople (ex Byzance) au XVe siècle fit de la Russie la gardienne de l’héritage orthodoxe.

Si le christianisme encourage la figuration de Dieu dans l’art dès le IVe siècle, il n’en est pas de même dans les deux autres grandes religions monothéistes. La théologie juive interdit les images rendant ainsi Dieu visible bien qu’il se manifeste de façon audible. L’islam prohibe sa représentation car elle l’estime impensable puisque rien est à son image. Le christianisme hésite un temps puis considérant que Dieu s’est donné à voir par son fils, son image doit être considérée comme le vecteur de la foi.

L’icône s’inscrivant dans cette logique représente un sujet toujours saint. Sa portée symbolique est amplifiée par le caractère très codifié de l’image pieuse. L’icône étant porteuse d’une vérité révélée elle fait l’objet d’une vénération impliquant le baiser et la prosternation. Son rôle est de protéger une famille, une boutique, une ville entière. Certaines sont miraculeuses.

Le christ est à la source de toute l’iconographie de la Sainte Face. Sa vie est largement représentée de la Nativité à la Passion.

La mère de Dieu a une place dans la peinture d’icône à la mesure de la dévotion toute particulière dont elle fait l’objet dans le christianisme. La vierge à l’enfant est le thème dominant.

Les saints en tant que protecteurs et intercesseurs assurent une fonction de communication entre le monde visible et invisible. Des traits individualisés, des attributs prédéfinis et différenciés les rendent reconnaissables.

L’icône est l’un des pans les plus importants de l’art religieux chrétien représentant une fenêtre sur l’au-delà afin de mieux raffermir les fidèles face à la mort.

Frédéric Le Quer