Les élections américaines seront-elles truquées?

Par Vendredi 4 novembre 2016 Permalink 4

Georges Bush en 2000 a incontestablement volé la victoire au démocrate Al Gore. L’aide de Jeb Bush gouverneur de Floride, frère de George, et des arguties juridiques ont permis la victoire républicaine malgré un résultat comptable en faveur du démocrate. Cette histoire est la dernière en date. En 1876 le républicain Hayes a été élu devant le démocrate Tiden malgré ses 250 000 voix en moins mais grâce à des magouilles en Floride, encore, en Caroline du Sud et en Louisiane. Quatre années plus tard moins de 2000 voix séparent les deux candidats et l’élection du républicain Garfield est encore entachée de suspicion. Huit ans plus tard le président démocrate sortant est battu d’extrême justesse malgré un bilan positif par Harisson grâce aux grands électeurs mais en étant très minoritaires au niveau des voix. En 1960 Kennedy gagne avec seulement 0,2% d’avance face à Nixon. Il le paiera probablement de sa vie. Et puis il y a les élections du début du XIXe siècle où les gens votaient certes, mais où les députés s’arrogeaient le denier mot.

On remarquera qu’à chaque fois les républicains musclèrent leur jeu pour battre les démocrates. Dorénavant républicains et démocrates poussent dans le même sens. Leur clivage en 2016 est devenu factice. Cette campagne montre que l’effet UMPS est planétaire, que la plupart des républicains installés voteront pour Hillary Clinton. Toutes les télévisions du monde l’appellent juste Hillary sans se soucier du sexisme inhérent à l’appeler par son prénom, mais essayant par tous les moyens de la rendre sympathique et proche des gens… Sans y parvenir! L’américain de base (le français de base est dans notre pays appelé déclassé) ne fait plus confiance à personne, rejette le système, pense que Clinton ou Bush c’est pareil, est scandalisé par la propagande médiatique, identique à chez nous, en faveur exclusivement de Clinton.

Il faudra bien plus qu’une majorité ric-rac à Donald (j’écris juste Donald pour emmerder ceux qui disent Hillary!) pour espérer emporter les élections américaines. Le système est fait pour qu’il ne gagne pas. Seul un raz de marée populaire obligera ses détracteurs à s’incliner. Ils ont beaucoup trop à perdre. Alors malgré la procédure d’impeachment qui pend au nez de Clinton, l’instabilité politique qui en découlera, l’impossibilité de faire des réformes (tant mieux se disent ses partisans qui veulent surtout que rien ne change), Clinton gagnera officiellement. Mais alors, il risque fort d’y avoir un troisième tour, celui des manifestations, des émeutes, d’une guerre civile où les nombreuses armes qui traînent aux US seront de sortie.

Frédéric Le Quer