Les demandeurs d’asile

Par Mercredi 3 juin 2015 Permalink 22

L’opération visant à évacuer le bidonville dans le 18e arrondissement de Paris, hier matin, s’est réalisée avec tous les égards dus à des demandeurs d’asile nous ayant fait l’honneur de venir sur le sol français. Les occupants ont dûment été relogés dans des conditions de confort acceptables en occident. Ouf!

Même cette minuscule opération crée un appel extraordinaire. Les subsahariens, puique ce sont eux dont il s’agit, sont, depuis, très nombreux à venir réclamer un hébergement sous prétexte qu’ils auraient eux aussi demeuré quelques nuits sous le métro La Chapelle mais qu’ils étaient malencontreusement absents le matin de la descente de police. La justification d’avoir loger dans cet endroit est dorénavant un sésame pour voir son dossier remonter en haut de la pile et une sorte de droit au logement.

Avec 63 000 demandes en 2014 ( chiffre officiel mais approximatif!), les dossiers de réfugiés ont doublé depuis 2007. On sait déjà que cette année 2015 va faire exploser les compteurs. L’asile politique est le plus souvent le prétexte à une immigration économique. Les refus ne sont presque jamais suivis d’effets et le monde des travailleurs sans papier ne cesse de s’accroître sur le territoire dans l’indifférence de l’état et de l’Union Européenne. Le coût de ces demandeurs d’asile est selon la cour des comptes, toutes les prises en charge comprises, de deux milliards d’euros par an. Après avoir révélé ce chiffre astronomique, la vénérable juridiction s’est confondue en explications alambiquées afin de tenter d’atténuer le scandale, le tragique,  l’inconséquence politique que révèle une telle information dans un pays où le déficit budgétaire ne cesse de croître années après années.

Mais la commissions européenne veille et est prête à fournir une enveloppe de cinquante millions d’euros sur deux ans à l’ensemble des pays d’accueil en prenant en compte le PIB et le nombre de chomeurs par pays pour les aider à recevoir la misère du monde: deux milliards d’un côté, quelques pourcents de cinquante millions de l’autre… C’est un foutage de gueule que les plus de six millions de chômeurs apprécieront! Notre gouvernement, lui, perdu dans son idéologie mondialiste, n’est pas loin d’être d’accord. Heureusement, Cameron pousse des hauts cris et refuse nettement l’ensemble de la proposition.

Si rien n’est fait pour rétablir les frontières, l’envahissement actuel va dans les temps à venir prendre encore une plus grande ampleur. L’Australie a montré que cette situation n’est pas inéluctable à condition d’avoir la volonté politique. Mais tant que l’Union Europenne voudra construire un territoire ouvert aux quatre vents, la crise identitaire risque d’être remplacée purement et simplement par des conflits ethniques régionaux mettant aux prises les autochtones et les nouveaux entrants se battant pour les maigres subsides restant à partager.

Frédéric Le Quer