Les déclinistes ne sont pas ceux qu’on dit

Par Vendredi 17 octobre 2014 Permalink 32

Le cheminement du monde ancien vers le nouveau devait se faire en France par la rupture nette avec le passé châtiant sans vergogne des réactionnaires taxés en plus de déclinistes. Des forces « progressistes » entreprennent de transformer la société des gens simples, les forçant à changer leurs habitudes et leur environnement. Les médias louent sans cesse cette révolution culturelle.

Depuis trente ans déjà, le partisan de la réaction, celui qui traîne les pieds, celui qui s’étonne simplement des dérives de la société est vilipendé, ostracisé, délégitimé par cette classe de l’argent roi qui loin du peuple impose des critères de vie qui heurtent frontalement l’histoire d’une famille, d’une ville, d’une région. Alors c’est tout un pays qui est pris à rebrousse-poil, c’est toute une population qui maintenant se cabre, c’est l’unité nationale blessée dans son âme qui est prête à s’effacer.

L’âme, c’est le lien social, c’est ce sentiment pénétrant de faire partie d’un groupe, c’est ce mal du pays qui prend le voyageur parti au loin. L’âme, c’est se dire qu’au moment du retour, on s’enveloppera dans cette atmosphère unique qui nous a vu naître, qui est un autre soi, que l’on comprend sans effort parce que chacun se sent un élément du tout. L’âme, c’est le monde éternel qui nous verra mourir avec l’espoir de la perpétuation par les autres, ceux qui viennent, d’une continuation qui fait l’unicité d’une nation.

Ce renoncement à ce que la France est, était, représente une amère capitulation. Les déclinistes ne sont pas ceux, comme trop souvent des journalistes trop soumis aiment le dire, qui observent leur environnement avec réticence, son évolution avec crainte, son avenir sans espoir. Les déclinistes sont ceux qui a tout prix ont voulu, veulent, la transformation de la société française pour quelque intérêt mesquin en laissant penser malhonnêtement qu’ils sont dans le sens de l’histoire. Ces déclinistes fustigent trop fort leurs ennemis pour ne pas laisser percevoir que leurs profits sont dans la désertion du peuple à se battre pour son modèle. C’est pourtant l’apanage de tous, ensemble, les valeurs de la France.

Mais le constat est terrible. A trop renier le passé, c’est tout un peuple qui se perd. Ces déclinistes qui ne voient la France que dans la rupture, sèment le malheur par la désagrégation sociale et l’incohérence politique. La confusion est le vecteur d’une haine du pays qui soulèvera, il le faut, des français révoltés par la remise en cause perpétuelle d’une nation pérenne.

Frédéric Le Quer

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