Les danseuses des grands patrons français

Par Mercredi 8 mars 2017 Permalink 2

Nos grands patrons français entretiennent toujours des danseuses. Je ne parle pas de celles que l’on retrouvait autour de l’opéra prête à vendre leur corps, à effectuer quelques passes pour arrondir le mois. Elles offraient du plaisir aux riches qui en retour les récompensaient. Les capitaines d’industrie qui ont probablement aussi conservé cette distraction, en ont une autre: ils arrosent le personnel politique français pour obtenir en échange la promulgation de lois à leur entière convenance.

La danseuse de haut vol, François Fillon, semble coûter cher à ce pauvre Marc Ladreit de Lacharrière. Après avoir embauché Pénélope à ne rien faire, après avoir grassement rémunéré la société de conseil de François, 2F, pour une tâche obscure mais sûrement noble, le voilà qu’il prête 50 000 € à notre ex premier ministre qui ne s’en souvenait même plus! Pareil pourboire ne compte apparemment pas pour ce dernier… Il serait évidemment mal séant de s’interroger sur ce qu’a bien pu faire Fillon pour mériter tant de présents. Le patron de Fimalac a bien sûr été élevé au rang de grand-croix de l’ordre national de la Légion d’honneur en 2010. Vanité des vanités et tout est vanité! Mais les médailles ne nourrissent pas…

Du coté de la danseuse Macron, il est fait un pari sur l’avenir. Nos grands patrons façonnent une personnalité jeune issue de leurs rangs en misant sur le fait que les français s’y laisseront prendre. Mais les ficelles sont grosses et autour de ce candidat, les casseroles s’accumulent. La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) n’a pas eu connaissance des revenus de 3 010 996€ qu’Emmanuel Macron ne lui a purement et simplement pas déclaré. Quant à son patrimoine, plus le temps passe plus celui-ci fond comme neige au soleil. Encore quelques mois et le pauvre Manu pointera au RSA! Quel panier percé! Les allemands vont être contents avec ce sacré dépensier! L’entourage du candidat est au diapason. Un de ses collaborateurs payé par les laboratoires philanthropiques Servier (le Mediator!), pris la main dans le sac a dû démisionner. Ah! les mutuelles et les médicaments sont décidément la grande affaire de nos politiciens!

La campagne présidentielle se poursuit avec son lot de scandales quotidiens digne de n’importe quelle autre république bananière. Les conflits d’intérêts omniprésents sont ignorés. Les télés dirigées par des corrupteurs se taisent. L’image renvoyée par la France à l’étranger est de plus en plus catastrophique. Mais quand va-t-on virer ce panier de crabes?

Frédéric Le Quer