Les chrétiens d’orient

Par Jeudi 25 décembre 2014 Permalink 22

La chrétienté s’éteint dans le berceau de la première évangélisation qu’est l’orient. Abandonnée à leur triste sort, les chrétiens majoritaires jusqu’au  XIe siècle, sont maintenant massacrés sur les lieux où se situe le message du Christ. Si lors de quelques périodes privilégiées au Moyen-Age, mises outrancièrement en exergue par la pensée unique, il y a pu y avoir ponctuellement un dialogue avec l’Islam, ce n’est plus le cas.

Quelques exemples de l’obscurantisme dont les chrétiens d’orient sont victimes:

– Asia Bibi, une chrétienne vivant au Pakistan, est condamnée à la peine de mort pour avoir touché de l’eau , la rendant impure pour les musulmans. Des recours, risquant de durer des années, ont lieu mais en attendant, l’accusée reste incarcérée.

-En ce moment les chrétiens d’orient vivent l’enfer en Irak; les hommes sont crucifiés sur la porte de leur maison s’ils ne se convertissent pas à l’islam et les femmes sont éventrées afin qu’elles ne puissent porter des enfants infidèles.

-En Algérie, l’exécution de ces moines vivant à Tibérine est justifiée par les trop nombreux contacts qu’ils ont pu entretenir avec la population du village. Ils étaient défendus à cause de leur impureté (encore!) et seule une vie en totale autarcie pouvait être tolérée.

Il faut remarquer que ces atrocités se font au nom du salut des chrétiens! C’est le refus de leur conversion qui explique leur malheur! Si les croisades ne pouvaient se prévaloir d’aucune assise biblique, le djihad se fonde sur le texte coranique. L’islam est un modèle politico-religieux qui exclut dorénavant tout dialogue et implique l’éradication de l’adversaire.

Les chrétiens d’orient sont peu soutenus par la masse de la catholicité. La tragédie en cours annonce leur disparition. Les intérêts économiques de l’occident, dont l’énergie vient de ces territoires, sont évidemment la clé  des faibles réactions qui résultent des massacres perpétrés actuellement.

Les exhortations du pape à la tendresse et à la douceur, s’ils sont le fondement du message évangélique, n’en semblent pas moins dérisoires.

Frédéric Le Quer