Les années soixante dix de François Hollande

Par Mardi 21 avril 2015 Permalink 23

François Hollande a un problème avec les années soixante dix. Peut-être regrette-t-il sa jeunesse passée à travailler avec acharnement et à jamais perdue! Alors à soixante ans, il joue aux ados avec scooter et petite pépé espérant inutilement rattraper un temps définitivement révolu… Mais parfois, en plus, il refait l’histoire!

S’il n’était pas « moi, président », ce ne serait pas très grave. Cette petite crise passerait, le laissant ensuite inexorablement dans cette vieillesse qui devient l’avenir indépassable de l’espèce humaine. Mais actuellement, il a le rôle essentiel d’être chef de l’état. Dans cette position, chacun est en droit d’espérer qu’il devienne le moteur du volontarisme politique en regardant vers l’avenir sans chercher à comparer le passé au présent. Au lieu de cela, il attend que le monde bouge pour lui et l’entraîne dans un mouvement bénéfique. Son inertie ne redresse absolument rien bien au contraire, mais pour s’occuper il aime à évoquer les années soixante dix.

Après avoir dénigré l’époque des trente glorieuses marquée quand même  par l’espoir en l’avenir et la croyance dans le progrès, pour glorifier celle d’aujourd’hui où chômage, déclassement social,crise identitaire rivalisent dans l’esprit des français, il s’essaie à une fumeuse analogie entre le parti communiste de Georges Marchais et le Front National de Marine Le Pen. Ses souvenirs s’embrouillent et son profond dévouement pour l’ultralibéralisme l’amène à tout mélanger. Impossible d’énumérer toutes les dissemblances entre les deux formations mais en revanche la position politique de François Hollande ressort plus que jamais: Rien n’est acceptable, hormis le mondialisme dont le marche pied est l’Union Européenne. Il hait l’idée de la souveraineté nationale fondamentalement et est prêt à tous les raccourcis, toute la mauvaise foi possible pour discréditer ses hérauts. Cet internationaliste rejette l’idée de protéger plus particulièrement le peuple français alors que pour son chef ce devrait être l’objectif principal.

Par idéologie, François Hollande tente de détruire l’idée même de France et cherche à perdre les français dans la bouillie d’un monde sans nation et sans frontière, oubliant de dire qu’il deviendra celui d’ entreprises multinationales reines. Il fabrique artificiellement une nébuleuse afin de nier avec mauvaise foi l’existence d’un choix alternatif à ses projets. Quand les démocrates se doivent d’entendre un autre avis que le leur, les totalitaristes réinventent l’histoire pour mieux discréditer ce qui ne leur convient pas.

Frédéric Le Quer