L’embrouillamini des présidentielles

Par Lundi 9 janvier 2017 Permalink 6

L’embrouillamini qu’organisent les médias concernant les futures élections présidentielles, sert à perdre le citoyen, embuer son raisonnement et in fine aider à l’élection d’un candidat qui plaira aux milieux économiques.

Les différences entre Valls et Fillon sont programmatiques. Une fois au pouvoir le Parti Socialiste et Les Républicains ont prouvé que leur comportement aux affaires était semblable, quelque soit la question abordée. En attendant on fabrique le clivage pour faire croire à un choix. L’immigration en est un en parole. Mais cela fait trente années que le pays est envahi quelques soient ceux qui le dirigent. Résultat chômage et liquidation des classes moyennes en sont le corollaire. Fillon pour être crédible va devoir être lui-même convaincu par ce qu’il dira. Il faut l’espérer car il a de grandes chances d’être le futur président de la république.

Hamon, Montebourg, Peillon ne deviendront pas le prochain président même s’ils gagnent la primaire de leur parti. Tout le monde le sait mais ils causent quand même. Montebourg la joue souverainiste de gauche ce qui se traduit concrètement par protectionnisme économique et envahissement du territoire par l’Afrique. Il n’y a surement pas pire comme solution! Idem semble-t-il avec Mélenchon, le panache en plus. Il n’a aucune chance d’arriver un jour au pouvoir de manière démocratique. Avec une révolution populaire, événement de moins en moins impossible, peut-être, alors que les 3 autres même pas!

Emmanuel Macron porte la cohérence d’un programme exclusivement porté par les milieux économiques. ça le rend fort, ça lui apporte le soutien des médias et des sociétés sondagières qui le font exister. Si les français comprennent avant l’élection ce que cet homme propose vraiment, il ne dépassera pas 10 %. Le libéralisme mondialisé se heurte au mouvement actuel de l’opinion internationale heurtée par le terrorisme islamiste allant du coup, toutes les élections le prouvent, vers la démondialisation. Il reste néanmoins la possibilité d’un malentendu.

Enfin Marine Le Pen, la grande inconnue. Le parti de son père constitue un boulet alors qu’elle semble une femme bien. Sa campagne n’a pas commencé mais les idées que la candidate véhicule sont dans l’air du temps. Le passé, l’histoire de sa formation est une catastrophe pour tous les souverainistes qui risquent encore de passer à coté à cause de ça. Tout son challenge sera de se garder de ses amis et de sa famille, alors que pour ses ennemis elle a les épaules.

Frédéric Le Quer