L’élégant gentleman nous esquinte

Par Jeudi 12 mai 2016 Permalink 3

Dans la vie on est soit un gros lourdaud décérébré, soit un élégant gentleman. Les fringues n’y sont pas pour grand chose, quoique des accessoires hors de prix dans une tenue masculine ou une parure avec des trèfles à quatre feuilles pour les femmes permettent un a priori favorable. L’élégant gentleman se différencie du gros lourdaud décérébré pricipalement par sa pensée et les codes sont drastiques!

D’abord la question Donald Trump est un clivage important. Quand l’élégant gentleman annonce après l’éventuelle élection du candidat, les eaux du Mississippi changées en sang, l’extermination des troupeaux ou encore les américains couverts de furoncles bourgeonnant en pustules, le gros lourdaud décérébré ne comprend pas la voix de la raison et vote Trump! Concernant le Brexit, le clivage est le même. Les britanniques responsables et instruits voudront rester dans l’UE alors que les autres complètement incultes sont des inconscients portant atteinte à la grandeur de la Grande Bretagne et de la city. En Pologne ou en Hongrie, pays dans lesquels les gouvernants viennent pourtant d’être démocratiquement élus, s’opposer au pouvoir est vu comme le signe d’un niveau intellectuel supérieur alors que les ploucs favorables à Kaczynski ou Orban sont forcément taxés de xénophobie et de racisme. En Allemagne les supporters de AfD ou Pediga sont voués aux gémonies par l’ensemble de la presse, tabloïds compris, qui s’extasie devant la politique d’ouverture d’Angela Merkel.

Les exemples sont légions et le bien ou le mal est défini par la pensée mondialiste imposant sa primauté. En France, le clivage à l’occasion des présidentielles à venir n’a pas fini d’être seriné. Les lourdauds décérébrés sont toujours les souverainistes mais l’élégant gentleman s’incarne dorénavant en Alain Juppé. Il est devenu le St Jean bouche d’or des médias! Sa parole est le doux murmure des ruisseaux, le gazouillis des oiseaux, le chant mélodieux des sirènes! Cet homme sera canonisé, n’en doutons pas; son histoire d’identité heureuse fut un coup de génie! Responsable, pragmatique, intelligent… Ceux qui espèrent en croquer pendant cinq ans ne reculent devant aucun adjectif dithyrambique… Et les femmes le trouvent beau en maillot de bain! Et tout ce cirque n’en est qu’à ses débuts. Dans un an, le citoyen sera passé de la nausée au vomissement.

Alors, ce blog restera favorable au gros lourdaud décérébré d’où qu’il vienne, même s’il n’a pas toujours raison, histoire d’emmerder l’élégant gentleman, valeur étalon imposée par une bien pensance qu’on conchie.

Frédéric Le Quer