Législatives aux Pays-Bas

Par Mercredi 15 mars 2017 Permalink 3

Mark Rutte, le premier ministre néerlandais, a déclaré joué aujourd’hui avec les élections législatives au Pays-Bas, un quart de finale. En filant la métaphore, il se représente les présidentielles françaises comme une demi-finale et les élections allemandes de septembre comme la finale. Les matchs se jouent pourtant toujours entre les mêmes équipes. D’un coté des sociaux démocrates plus ou moins avoués reconnaissables à leur européisme aveugle, leur immigrationnisme criminel, leur mondialisme avide. De l’autre des souverainistes lucides, des patriotes engagés, des démocrates combatifs.

Ce manichéisme simplificateur est nécessaire. Les tenants de l’Union Européenne, parfois sans mauvaises intentions, sont en train inexorablement de faire disparaître la culture occidentale dans les couches populaires pour commencer. Peut-être ont-ils un fond de racisme en se croyant plus fort que l’islam qui déferle sur le continent? Ils nient le recul des valeurs européennes alors qu’ils cèdent chaque fois un peu plus face aux exigences musulmanes sous prétexte de laïcité. Les hollandais s’en affolent en voyant leur paisible pays riche se transformer sur fond d’émeutes et d’insécurité. La Turquie en est à faire valoir avec beaucoup de toupet des exigences curieuses sur un territoire qui n’est pas le sien et se sent en droit de décider à sa convenance de rassemblement pro Erdogan entre gens ne cherchant absolument pas à s’intégrer dans leur pays d’accueil mais au contraire à faire de celui-ci une province, une colonie de leur pays d’origine! Comme à chaque fois avec l’islam, il voit jusqu’où il va trop loin, revient un peu en arrière en ayant cependant grignoté quelques avantages. Le nationaliste Erdogan joue les gros bras actuellement et distribue bons et mauvais points aux nations européennes. Le gouvernement français est félicité par le tyran turc. Les français n’ont pas eux à s’en féliciter!

Dans cette guerre de religion larvée, le souverainiste néerlandais Geert Wilders tente de rassembler ses compatriotes envers et contre les médias qui soutiennent résolument le premier ministre sortant. Comme partout en Europe, les patriotes sont considérés comme des xénophobes. Défendre son mode de vie est présenté comme un manque d’ouverture d’esprit. Cet instinct de survie n’est pourtant qu’une marque d’amour pour ses ancêtres. Pourquoi le chant gallois « Land of my fathers » est-il si admiré à Cardiff et apparemment intolérable sur le continent? Geert Wilders, malgré ses outrances, est le candidat du sursaut national néerlandais. Il devrait gagner ces législatives car comme partout les sondages sont bidonnés. Si c’est le cas cette banderille venue de la seule nation au monde à avoir une économie libérale depuis quatre siècles, aurait un retentissement plus énorme encore sur l’Union Européenne que le Brexit ou la victoire de Trump.

Frédéric Le Quer