Nos ancêtres les gaulois

Par Mardi 12 août 2014 Permalink 22

Quand l’instruction publique apprenait à tous les élèves des cours élémentaires que leurs ancêtres étaient les gaulois, ce présupposé servait l’unité nationale. Les beaux esprits y ont vu un ridicule; dommage, la vérité historique a gagné ce que la France a perdu en cohésion.

L’apprentissage éducatif commun qu’une république vertueuse est fière de dispenser à sa jeunesse, d’où qu’elle vienne, permet l’identification à la nation. Pour paraphraser Karl Marx, l’infrastructure éducative conditionne sans nul doute la superstructure idéologique du pays. Afin que l’enfant dont les parents viennent de l’étranger s’éloigne de l’influence culturelle de la famille, l’instruction publique doit jouer un rôle essentiel d’intégration afin que celui-ci se construise bien comme ressortissant du pays dans lequel il vit. C’est la mission naturelle d’une école gratuite, c’est-à-dire payée par l’ensemble des français afin qu’elle forme des citoyens, et obligatoire justement pour que ces citoyens soient formés.

Aujourd’hui l’identité ethnique est conservée. Non seulement conservée mais même idéalisée tel un éden perdu. Les immigrés de deuxième génération loin d’épouser un mode de vie occidental s’accroche à des traditions originelles plus ou moins bien comprises qui naturellement créent un hiatus avec les français. Le malaise s’installe de part et d’autre. Le refus d’intégration force la ghettoïsation qui elle-même aboutit à la dégradation du respect des lois sur le territoire.

L’école n’a donc pas rempli sa mission. De deux choses l’une, soit il n’y a plus de raison pour que le système éducatif soit gratuit ni même d’ailleurs obligatoire puisqu’il ne sert pas les intérêts de l’état et dans ces conditions mieux vaut laisser l’envahissement continuer sans réserve (ça coutera moins cher!) et aboutir au remplacement de la population, nous-même étant complices, soit le système perdure dans l’esprit de la troisième république où la France n’est pas une terre d’asile mais avant tout un peuple souverain libre d’accueillir ou pas de nouveaux citoyens qui devront se soumettre à sa culture. Mais pour ça, il faut arrêter l’immigration car son affluence démesurée submerge des services de l’état financés par la dette publique.

La culture française ne rentre plus chez les nouveaux immigrés qu’en lambeaux où seuls les droits sont considérés et les devoirs ignorés. Celle issue des racines familiales est en plus pervertie et sa véracité guère plus avérée que la notion unificatrice des ancêtres gaulois. Cette capitulation est pernicieuse car elle supprime toute possibilité d’assimilation. La république n’impose plus ses dogmes et des idéologies, dont les bases sont le plus souvent religieuses, s’ancrent et même tentent de se substituer à celles du pays d’accueil. Le rapport de force s’est inversé, et l’arrivant au lieu d’être un invité devient un conquérant.

La turpitude des politiques qui préfèrent la notion de peuple, l’idée du peuple, à la réalité des gens qui le constitue, est de confondre volontairement l’immigration actuelle aux précédentes venues d’Europe et donc de culture judéo-chrétienne. Le problème linguistique seul était à régler. L’école savait faire. Elle ne peut plus faire car l’état est maintenant dépassé.

Si cet afflux de populations étrangères continue (il commence d’ailleurs à inquiéter nos voisins allemands), la France, pays millénaire disparaîtra. L’Europe entière devrait se méfier de cette tragédie en cours qui n’est pas sans ressembler à la chute de l’empire romain inexorablement détruit par un christianisme à l’époque florissant.

Frédéric Le Quer