L’économie française alarme l’Europe

Par Jeudi 11 septembre 2014 Permalink 14

La crise de l’économie française et la crise politique sont étroitement liées. L’impéritie du gouvernement en matière économique inquiète l’Union Européenne. Détailler ses résultats met en perspective le vertigineux abîme d’incompétence.

En regardant dans le rétroviseur, le PIB stable du deuxième trimestre 2014 montre:

– la demande intérieur depuis le début de l’année est légèrement négative

-les importations ralentissent

-les exportations s’effondrent

-la production de biens manufacturés se contracte en particulier à cause de la construction

-la conso des ménages après avoir baissée au T1 remonte légèrement au T2

-l’investissement recule au T1 comme au T2

-les entreprises déstockent ce qui pèse sur le PIB

Les indicateurs avancés sur l’économie française montrent:

-PMI manufacturier au plus bas de 15 mois en août à 46,9 (sous 50 l’impact est récessif)

-PMI des services atteint 51,1 en août

– pour Markit ces résultats augurent d’une croissance du PIB au troisième trimestre nulle

-la banque de France un peu plus optimiste envisage une croissance de +0,2%

Six millions de personnes sont inscrites à Pôle Emploi. Un jeune sur quatre recherche du travail.

Le pire est que ces résultats calamiteux sont obtenus avec des déficits publics de plus en plus élevés. Si les dernières prévisions gouvernementales parlent de 4,4% du PIB, il semble de plus en plus probable que le déficit sera plus proche de 5%. Les  dix milliards de dette de la sécurité sociale attendus pour 2014 pèsent très lourd.

Michel Sapin qui déclare cyniquement en privé que son ami c’est la finance, risque un jour de déchanter. La politique monétaire de la BCE a des limites que Mario Draghi ne pourra pas franchir. La désastreuse politique économique menée par le gouvernement va faire rapidement baisser la note de crédit de la France. La zone euro est dorénavant suspendue aux résultats français et leurs délitements ne laissent pas augurer un avenir paisible. De fait, face à la désespérance de nos voisins, deux solutions s’offrent au pouvoir: un transfert de souveraineté absolu vers la BCE, avec derrière la Bundesbank, ou la sortie de la monnaie unique, soit un choix entre servitude volontaire ou aventure solitaire…

Frédéric Le Quer


 

 

14