L’école

Par Mercredi 3 décembre 2014 Permalink 25

Le gouvernement, toujours en pointe concernant les réformes fondamentales à effectuer d’urgence pour la grandeur de la France, a pris ces jours-ci à bras le corps le problème de la notation à l’école. Un grand débat, dont notre éducation nationale a le secret, s’engage pour savoir si oui ou non les élèves doivent voir leurs copies notées.

Evidemment, l’illettrisme qui sévit en banlieue, demande une tentative de la part de l’état d’y remédier. Mais l’idée n’est pas d’apprendre à lire et à écrire aux élèves mais d’ignorer complaisamment leurs lacunes. Fin des zéros en dictée, l’enseignant valorisera chaque mot écrit sans faute ou presque… Quelques syllabes bien orthographiées pourraient présager d’un concert de louanges; à l’oral, une phrase émise avec un sujet, un verbe, un complément se verrait, pour son exemplarité, enregistrer et passer en boucle au début de chaque cour!

L’école publique se tourne dorénavant vers les milieux issus de l’immigration. Le mot public devient même un abus de langage, tant les réformes sont axés non pas vers la classe moyenne mais vers celle venue de l’étranger inadaptée à la culture française. Tous les moyens sont bons pour dissimuler le lamentable niveau culturel de ces nouveaux arrivants. Tout est mis en oeuvre pour abaisser le niveau éducatif. Tout aboutira à décourager l’élève méritant. Et tout finira par l’enfermement de la classe moyenne dans un carcan culturel qui empêchera ses enfants intelligents de s’élever socialement.

A force de ne pas vouloir stigmatiser les imbéciles, c’est l’ensemble d’une génération qui est sacrifié. L’école publique se refuse maintenant, a contrario, à sélectionner ceux dont les capacités intellectuelles sont supérieures aux autres. C’est bien plus qu’une faute, c’est un crime terrible non seulement à l’encontre de l’individu délaissé mais aussi à l’encontre de l’avenir du pays.

La gauche prouve, malgré elle, trente ans après, l’utilité des grandes manifestations sous Mitterrand en faveur de l’école privée. Si à l’époque, il n’était pas forcément naturel de soutenir financièrement des établissements peut-être éloignés des idéaux de la troisième république, c’est maintenant d’une nécessité absolue.  Cet investissement de l’état permet aux parents, ambitieux pour leur progéniture, n’habitant pas au cœur des grandes villes où la scolarité est bien plus exigeante, de garder l’espoir d’une ascension sociale. Le pouvoir en place montre encore une fois à travers l’école, sa volonté de sacrifier le peuple français sur l’autel d’un égalitarisme pernicieux.

Frédéric Le Quer

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