L’échec des indépendantistes corses

Par Jeudi 8 février 2018 Permalink 10

Emmanuel Macron a donné une leçon aux deux indépendantistes corses, pas très futés, qui sont à la tête de la région. Quand on voit Talamoni se faire filmer avec le drapeau corse et le drapeau européen dans son bureau, on se demande s’il a compris quelque chose au monde dans lequel nous vivons. Croit-il que l’Union Européenne est basée sur autre chose qu’un transfert de souveraineté partout, dans tous les domaines? Le pauvre est perdu parce qu’il refuse d’être clair. Il devenait facile pour Macron de rouler, lui et son acolyte, dans la farine.

Et le président français ne s’en est pas privé, donnant, railleur, aux leaders nationalistes, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, quelques bases de comptabilité sous entendant leur manque de compétence, appuyant à plusieurs reprises sur leur mauvaise gestion des deniers publics, i. e. des fonds solidairement transférés des régions françaises plus riches vers les régions plus pauvres comme la leur. Plus drôle encore, quand il a retourné comme une crêpe la revendication du peuple corse à se voir cité dans la constitution de la république française! Macron a sauté sur l’occasion pour y voir un irrévocable attachement des corses à la France et leur a signifié solennellement son accord.

Formellement Macron a donc gagné si facilement qu’il s’est longtemps répandu sur les bienfaits du multiculturalisme prenant fait cause pour le Maghreb contre les corses et les exhortant à se laisser envahir (c’était en filigrane, mais c’était bien ça!). C’est d’ailleurs là qu’apparaît le sophisme présidentiel. Le beau parleur se heurte à la réalité: les dirigeants de la région, aussi médiocres soient-ils, ont été élus. Et ils ont été élus sur la base d’un attachement profond à une culture qui ne s’accommode pas de l’envahissement islamique. L’attachement des insulaires à rester ce qu’ils sont, est leur honneur. La réponse parisienne ne fut évidemment pas à la hauteur enlisée dans l’idéologie mondialiste. Aux nationalistes corses maintenant de se montrer souverainistes au lieu de rester le cul entre deux chaises. « Quand c’est flou, il y a un loup » et c’est pour ça qu’hier ils ont subi un mémorable échec.

Frédéric Le Quer