Le vin du Gard, un bon exemple

Par Vendredi 31 mars 2017 Permalink 4

Les viticulteurs du Gard sont étranglés par le vin venant de l’Union Européenne et en particulier d’Espagne. Mais leur révolte tombe mal! A l’heure où la nomenclature attend l’élection d’un président pro européen, ces agriculteurs viennent troubler le silence qui règne au cours de cette campagne électorale sur la question de l’assujettissement des français à des règles qui les désavantagent gravement.

La population serait donc prête à voter en faveur de la mondialisation, de la perte de souveraineté, de la soumission à Angela Merkel. Macron est le garant de notre servitude. Si les français veulent garder leur Union Européenne et leur €, il faut qu’ils comprennent que la règle sociale est celle du plus petit dénominateur commun. Si les viticulteurs espagnoles n’ont besoin pour vivre que de 400 € par mois, nos viticulteurs français devront se contenter de la même chose voire moins pour être concurrentiels. Peu importe que leur vin soit bon (et il l’est maintenant!), il faut qu’il soit moins cher. C’est la loi du libre échange, d’un monde sans frontière, de la compétition économique. Qu’il nous coûte cher cet € soi-disant plébiscité par la population! Qu’il nous coûte cher ce libre échange qui jette les citoyens qui travaillent dans la plus grande insécurité! Le vin doit être moins cher, la main d’oeuvre doit être moins cher, notre vie doit valoir moins. Moins. Et chez ces mondialistes moins par moins donne toujours moins pour la population. Mais celle-ci est victime du syndrome de Stockholm! Elle s’en va voter pour sa mise en esclavage croyant sauvegarder quelque chose alors qu’elle perd au fur et à mesure que le temps passe tout ce qu’elle avait acquis pendant les trente glorieuses.

Les viticulteurs espagnols taillent des croupières aux nôtres en ce moment. Mais demain ce sera le vin venant d’Afrique du nord qui concurrencera leur vin. La mondialisation ne s’arrête jamais. Il faut gagner moins pour que ceux qui en fixent les règles gagnent plus. Ce qui est fort c’est que ces derniers font croire aux gens que c’est dans leur intérêt, pour eux que le monde devient ce qu’il est. Que c’est irréversible. Et les gens le croient. Et les gens ont même peur que ça change! Des fois que ça empire…

Frédéric Le Quer