L’€, une peur contre une autre

Par Mercredi 15 février 2017 Permalink 1

Plus personne ne sait ce qu’est la monnaie. Les banquiers centraux en crée ex nihilo sans qu’il n’arrive rien apparemment. Ils maintiennent le système sur du vent. Dans la campagne présidentielle française, l’€ va néanmoins devenir le sujet principal, nécessaire à contrôler les masses. La monnaie unique qui, il y a à peine deux ans ne souffrait d’aucune contestation possible dans les média mainstream, n’était pour eux simplement pas un sujet, devient dorénavant leur clé de voûte. L’€ est d’après eux ce sur quoi est basée toute notre prospérité, comprenez la leur! L’€ c’est pour eux jusqu’où il ne faut pas aller trop loin… L’€ est leur casus belli, plus encore que l’immigration. L’€, c’est leur pognon, c’est notre problème.

Il n’est pas question ici de revenir sur les travaux éminents de maints économistes qui démontrent l’incongruité de la monnaie unique. C’est l’aspect politique qui est en train de prendre un relief intéressant, d’autant plus intéressant que le problème est pris à l’envers! Donc Marine Le Pen puisque c’est d’elle qu’il s’agit, nous conduirait vers le chaos en voulant sortir de l’€. « Ne votez pas Marine Le Pen sous peine d’être ruinés! » est l’ultimatum bon teint émis par des pseudos intellectuels cherchant à trouver un autre angle d’attaque que celui de l’immigration de moins en moins productif. Effrayez le petit bourgeois avec la monnaie pour contrebalancer son effroi vis à vis de la déferlante migratoire. Une peur contre une autre. Qui va gagner?

Si le problème est pris à l’envers c’est qu’il n’est guère envisageable que nous ayons le temps de sortir de l’€. La France ou l’Italie resteront dans l’€ probablement. Peut-être même seront-ils aidés par les anglo-saxons qui leur refileront en prime la Grèce à cause de l’OTAN! Non, quand un pays quittera la zone €, ce sera l’Allemagne suivie de l’Autriche, la Hollande, la Finlande. Quand l’Allemagne verra plus de désagréments que d’avantages à la monnaie unique, quand les Etats Unis exigeront d’elle des conditions drastiques pour ses exportations à cause de la sous évaluation de l’€ par rapport à sa puissance économique, il en sera définitivement fini pour elle de l’€. Les créanciers de la France ou de l’Italie ne pourront donc pas parler de défaut pour ces deux pays puisqu’ils garderont la monnaie unique. Les pays surendettés comme le nôtre ne décident jamais de leur avenir. Les pays riches le choisissent pour eux.

Frédéric Le Quer