Le prochain président de la république

Par Mardi 18 avril 2017 Permalink 2

L’issue incertaine de la campagne électorale crispe les positions des protagonistes et de leurs soutiens. Par exemple, digne de « Je suis partout », Le Monde s’empresse de dévoiler les origines juives d’un économiste anti euro comme si cela avait un rapport avec ses opinions (sans doute était-ce pour décourager les électeurs musulmans d’être du même avis!!!), ou BFM, plus racoleur que jamais, fait passer des entretiens d’embauche aux candidats allant jusqu’à demander à Emmanuel Macron de réciter les tables de multiplication (comme si sa réponse à 7 x 8 devait en faire un bon ou un mauvais président de la république!!!). On est au degré zéro d’une démocratie responsable. Le débat est rabaissé alors qu’il est plus important que jamais. Les propagandistes vont s’apercevoir qu’à jouer à ce genre de jeu, non seulement ils se discréditent, ce qui n’est pas grave, mais ils dévalorisent le prochain président de manière risquée.

Le prochain président de la république n’aura probablement pas une majorité stable à la fois au parlement et au sein de la population. Dès le début de son mandat, il va composer, négocier, s’arranger moins pour faire bouger les lignes de la société française que pour tenter de demeurer 5 années à son poste. Telles que les choses sont parties, le statu quo est dans la boite. Dramatique statu quo qui donnera à Bruxelles et à Francfort les clés de notre pays. La mission que se sont donnés les chefs d’entreprises multinationales d’origine française, sera alors remplie et le citoyen deviendra une valeur négligeable incapable de peser sur son propre avenir.

C’est LEUR scénario idéal. Un pantin à l’Elysée, des moutons dans la rue. Nos mondialistes pourront tranquillement brader la France. Plus de culture, plus d’histoire et surtout plus de peuple. La parcellisation du territoire de plus en plus évidente, avec l’islam en proche banlieue et les autres dans le lointain péri urbain, n’aura aucune importance. Les millions de chômeurs non plus qui passeront par pertes et profits. L’Union Européenne perdurera et l’économie de marché dans un monde sans frontière prospérera au détriment de la masse des individus toujours plus appauvris mais au bénéfice exclusif de quelques uns.

Voilà comme c’est parti. Sauf à ce que les gens en aient raz le bol qu’on les prenne pour des cons. S’ils ne renversent pas la table démocratiquement lors des élections, elle peut bien être renversée au cours de rixes ethniques, les seules qui semblent en mesure de mobiliser et de créer les tensions suffisantes pour une guerre civile. Le prochain président potiche n’est pas le garant de la stabilité. Il risque et nos caciques l’auront bien cherché de devenir le détonateur de la grande révolte populaire.

Frédéric Le Quer