Le Pen

Par Jeudi 9 avril 2015 Permalink 16

Le printemps 2015 de Marine Le Pen est devenu depuis la semaine dernière l’aube de nouvelles espérances politiques. Délestée du poids idéologique qu’était son père, l’avenir, si elle maintient le cap souverainiste, s’annonce bien. Il était temps pour elle de se démarquer du racisme, de l’antisémitisme, du négationniste, catégoriquement, sans contredit possible et c’est en train d’être fait.

Pendant que Jean-Marie Le Pen se victimise, s’épanchant sans réserve dans les médias de façon, même, un peu obscène, le vent tourne pour un Front National en voie pour devenir une alternative politique crédible à l’UMPS. Ses relents pétainistes, maurrassiens et putschistes n’avaient plus aucun sens et ne restaient vivaces que pour quelques vieilles barbes nostalgiques de leur jeunesse. L’heure est à considérer l’avenir de la France dans le cadre d’une mondialisation imposée et de la résistance à organiser pour parer à cette attaque inédite car insidieuse et inavouée contre la démocratie.

Les thèmes d’une actualité brûlante comme l’immigration ou la sécurité vont pouvoir pour la première fois être examinés sans arrière pensée en fonction des intérêts des français. L’invasion subie actuellement n’est pas inéluctable et la dénoncer n’est pas un ignoble argument xénophobe mais remet le rôle primordial de protection de l’état vis à vis des citoyens à la première place. Les choix économiques, financiers et monétaires sont depuis les années 90 devenus indiscutables malgré les crises, le chômage et la pauvreté. Il est plus que temps qu’ils fassent à nouveau l’objet de débats sans ostraciser les contradicteurs de manière à permettre à la population de cerner les enjeux.

L’argument du parti anti républicain ne tient dorénavant plus. Manuel Valls va aller revoir sa copie, Nicolas Sarkozy devra choisir son camp. Souverainistes et internationalistes de gauche comme de droite en se dévoilant remettront le bipartisme au cœur de la vie politique. Au Front National qui changera peut-être aussi de nom, ce n’est pas une révolte dont il s’agit, c’est une révolution!

Frédéric Le Quer