Le monde arabe et le marxisme

Par Samedi 21 novembre 2015 Permalink 4

Si le combat engagé par le monde arabe contre la France et l’occident en général a une consonance marxiste, si l’on considère que ce sont actuellement des populations menées au bout du compte par une visée économique inavouée, bien que le vecteur soit l’islam afin de donner une ampleur métaphysique à tout ce qui est perpétré, alors la France et l’occident perdront cette guerre inéluctablement quoiqu’en disent les dirigeants politiques qui ne cessent de faillir. La dialectique maître/esclave, moteur indubitable de l’histoire du monde, témoigne que lorsque la mort ne fait pas peur, quand l’esclave estime n’avoir rien à perdre, que sa vie n’est rien, il finit toujours par remporter la victoire sur ceux trop attachés à ce qu’ils ont, à ce qu’ils sont, pour prendre les mêmes risques et faire preuve de la même efficacité dans la lutte.

Si le problème du monde arabe partout dans le monde est une pauvreté qu’il n’accepte plus par rapport aux plus riches, si sa lutte actuelle  a pour objet de s’accaparer les richesses qui lui ont de tout temps été interdites, moins par l’occident d’ailleurs que par son élite, s’il cherche à secouer le joug d’une oppression qu’il perçoit de manière de plus en plus intolérable, alors il vaincra et mettra la France et l’occident en coupe réglée car jamais il ne verra sa vie misérable comme une limite à son action et ce sera un avantage décisif.

La présence de l’Afrique subsaharienne dans le combat tend à valider cette option car elle élargit la problématique à une question bien plus large en terme de population, regroupant tout un ensemble de laissés-pour-compte de l’infernale mondialisation actuelle. Les quelques français que nos médias imbus d’eux-mêmes appellent déclassés, convertis à l’islam en sont aussi un signe.

Si, en revanche, le combat du monde arabe n’est que l’implantation d’une religion et de ses préceptes sans une arrière pensée économique, sans recherche d’une vie meilleure ici-bas, juste le besoin hégémonique d’imposer une idéologie, alors aussi violent qu’il soit, il se dégonflera comme une baudruche marqué par l’absurdité inhérente à croire que sa pensée est la seule possible. Ce n’est plus que l’histoire d’une génération idéaliste qui pliera forcément quand une autre arrivera animée  par d’autres soucis existentiels.

Il faut se rappeler que les années soixante virent une certaine implantation de l’idéologie marxiste dans les contrées dont sont issus les terroristes d’aujourd’hui et qu’elle a failli à y amener le bien être espéré. L’islam l’a maintenant remplacé comme moyen d’y parvenir.

Frédéric Le Quer