Le macronisme

Par Mercredi 30 août 2017 Permalink 2

Le macronisme dévoile lors de cette rentrée l’idéologie qui le sous-tend.

Le discours d’Emmanuel Macron hier à l’Elysée devant les ambassadeurs convient en substance que si l’islam est un ensemble, l’islamisme est un élément de cet ensemble, une partie de l’islam. Cette évidence n’a jamais été affirmée par François Hollande. Comble de l’audace (!), il rajoute islamiste au mot terrorisme, montrant par là qu’il n’a pas peur du réel! Après avoir admis que Bachar participe aux négociations de paix au moyen-orient, c’est un certain tournant auquel on assiste, dans la diplomatie française. Les moins difficiles s’en féliciteront. Néanmoins, l’observateur ne peut que s’inquiéter de la nomination le même jour pour la communication présidentielle d’un grand lèche-babouche devant l’éternel. Mitterrandiste béat, Mitterrand reste le premier à avoir grand ouvert nos frontières dès 1981, ce personnage attend l’élection future d’un musulman à la tête de la France. Si ça, ce n’est pas du remplacisme…

Mais ce remplacisme fait partie du macronisme. Sur le plan économique, l’idéologie du président se place résolument en faveur des entreprises, pas du petit entrepreneur, mais des grandes entreprises. Le but in fine de la loi travail est de faire baisser les coûts salariaux ce qui est inévitable dès que l’emploi se précarise un tant soit peu et que les travailleurs potentiels se bousculent au portillon. Et quoi de mieux pour qu’ils se bousculent que de faire entrer toute l’Afrique et tout le moyen-orient?

Simultanément le macronisme grignote tous les avantages des plus faibles comme les retraités, les petits propriétaires immobiliers pour les faire payer le plus possible alors qu’il exonère de fait les grandes fortunes de l’impôt sur la fortune en ne comptant pas dans leur patrimoine l’essentiel, leurs biens mobiliers.

Le plein emploi avec des salaires de misère est le but final du macronisme. La taxation maximale des revenus des petits rentiers comme celui qui loue un appartement ou comme le retraité qui touche sa pension est un dégât collatéral du macronisme pour permettre d’équilibrer le budget suite à la baisse des coûts salariaux. Et la consommation intérieur me direz-vous? Sous peu nous subirons une grande campagne de presse en faveur de l’exportation pour compenser et boucler la boucle.

Frédéric Le Quer