Le journal télévisé du 20h

Par Mardi 15 septembre 2015 Permalink 18

Le journal télévisé du 20h étaient hier particulièrement consternant. Quand la propagande s’était arrêtée, le dénigrement de l’histoire de France permettait d’avoir une idée sur là où voulait en venir les suppôts de la pensée unique et c’était édifiant!

D’abord il y a l’épisode France 2. Le sujet des migrants est traité longuement, jusqu’à plus soif! Mais pas chez nous, pas à Calais ou dans les quéchuas installées en rangs serrés dans le 13e arrondissement de Paris. Non, ça, ceux qui choisissent ce qu’il faut montrer préfère ne pas le passer trop souvent… ça nuirait au discours, à sa portée philanthropique en lui donnant un caractère terre à terre, immédiat… C’est avant qui intéresse pour mieux faire passer la couleuvre qui vient après! Le journal traitait des migrants au niveau des Balkans ou de la Hongrie. Et là, le reportage n’a pas lésiné sur la dramaturgie larmoyante et descriptive. Zola avec L’assomoir ou Bloy avec La femme pauvre paraissent de gais pinsons à coté! Jugez vous-même: Un migrant portait sur son dos son enfant handicapé en courant pour passer avant la fermeture de la frontière. Sa femme loin derrière avec les autres enfants tentait de le rejoindre épuisée. Alors, déposant le paralytique sur le coté de la voie ferrée, du moins le téléspectateur le supposait, il retournait sur ses pas pour inciter sa femme à accélérer avant qu’il ne soit trop tard! Le suspens était haletant, le bidonnage révoltant.

Alors après, un peu dégoûté, on zappe sur TF1, pour voir, mais sans réel espoir… Eux ils en ont terminé avec les réfugiés et ont décidé de s’attaquer à François 1er! Pourquoi pas? Parler d’événements qui datent d’un demi millénaire, ça n’engage pas à grand chose! Erreur! Même pour ça le traitement était affligeant! La bataille de Marignan était mise en perspective avec les défaites militaires du grand roi Valois. Il ressortait que cette bataille n’était que de la com’, que le roi était un piètre chef. Ce roi qui amena la France sur la voie de la Renaissance des arts et des lettres, l’ouvrit à la réforme était joyeusement dénigré par un journaliste qui prenait plaisir à brocarder l’histoire de France. On était encore dans l’autoflagellation et la déconsidération de la nation. Simplement scandaleux!

Irrésistiblement le journal télévisé faisait penser à cette vieille chanson de Renaud où il dit: Et à par ça « eh bien ça va, s’y s’passe quelqu’chose on vous le dira ».

Frédéric Le Quer