Le général Pierre de Villiers démissionne

Par Mercredi 19 juillet 2017 Permalink 1

L’équilibre psychologique d’Emmanuel Macron devient un sujet. Mélenchon clame que le jupitérien « déraille » et même les députés de la République en Marche assument déjà leur désaccord avec celui qui les a fait ce qu’ils sont il y a quelques semaines à peine. Du coup, le président de la république est obligé de certifier à ces derniers qu’il n’est pas un « caporal » sous entendu par là probablement qu’il leur laisse un certain libre arbitre.

Le mot « caporal » a surgi de manière prédestinée du subconscient d’Emmanuel Macron préoccupé par l’affaire du général Pierre de Villiers. Cette histoire méritait mieux que la torpeur estivale tant elle dénote la faiblesse de l’exécutif. Un chef d’état-major qui se permet de proclamer devant des élus de la nation qu' »il ne se laissera pas baiser comme ça » pour une somme de 850 millions que le chef de l’état refuse d’allonger pour les opérations extérieures, c’est du jamais vu sous la Ve république. Ce refus de mettre au pot est la goutte d’eau… La grande muette la ramène et les soldats ne font qu’un avec leur chef, leur ex chef devrait-on dire. C’est fondamentalement si grave que BFM qui joue le rôle des infos du temps de l’ORTF ou celui de la Pravda sous Brejnev, a tenté de menacer le chef d’état-major dans ses reportages comme dans ses éditoriaux. Une reporter dépêchée Faubourg St Honoré (!) prévient le général que s’il continue il va finir sa carrière par le petite porte. L’éditorialiste Christophe Barbier parle carrément de désertion.

Pierre de Villiers a logiquement préfèré donner sa démission au cours du conseil restreint de ce matin. Les coups de mentons de celui qui est en train de prendre une tête grosse comme une citrouille n’impressionne pas un militaire à la carrière réussie. Emmanuel Macron à l’instar de ses prédécesseurs participe au délitement de l’état français par des positions irréfléchies, presqu’à l’emporte-pièce. La fulgurance de Mélenchon sur l’équilibre mental d’Emmanuel Macron trouve encore là sa justification.

Frédéric Le Quer