Le dialogue social

Par Mercredi 14 octobre 2015 Permalink 16

Le dialogue social est le moyen le plus apaiser pour emberlificoter les salariés. C’est un jeu de rôle. Le patronat exige, le gouvernement le modère avec compréhension et le salarié subit. Ce dernier n’a aucun moyen de pression car le dialogue social prône l’évitement des tensions. C’est donc dans la douceur que les plans sociaux se multiplient. C’est raisonnablement que le gouvernement les fait accepter en organisant un traitement social du  non travail. Et c’est devant la justice que les salariés seront poursuivis quand ils ont un peu violemment manifesté leur réprobation.

La France, c’est 1789, c’est la commune de Paris, c’est 36. C’était plutôt. La lutte des classes effraie le patronat car la révolution est mauvaise pour le business. La violence physique est pourtant le seul moyen à la disposition du salarié. Quand les masses ont pour elles le nombre donc la force, dans le dialogue social, elles ne représentent plus qu’une voix sur trois. Le dialogue social est la même magouille que l’histoire de la noblesse, du clergé et du tiers état. Deux contre un! Mais à l’époque le tiers état était moins bête qu’aujourd’hui et il a refusé cet inique partage. Moins bête ou simplement mieux représenté. L’action syndicale est mené par un panier de crabes et chaque conflit montre que seule la base est dangereuse alors que les dirigeants de la CGT, la CFDT ou FO profitent du système.

L’alternance PS, LR est la garantie de ce faux dialogue social qui demande toujours plus aux uns pour asseoir la prospérité des autres. Et comme ça ne suffit pas, pour mieux soumettre la population, des cohortes de chômeurs sont fabriquées artificiellement grâce à l’immigration afin de jeter dans l’insécurité ceux qui travaillent. Aucune contestation ne peut avoir de force quand des millions de gens attendent la place de celui qui se rebelle; il ne peut rien espérer.

Le dialogue social renvoie à une forme subtile de soumission. Il tend uniquement à favoriser  la mondialisation et l’ultralibéralisme, son corollaire, bon pour les affaires et les 1%  les plus riches qui détiennent 50% des richesses. Le dialogue social est l’instrument de l’accentuation des inégalités en camouflant par de soi-disant accords la perte d’influence exponentielle du monde du travail sur celui de la rente.

Frédéric Le Quer