Le départ du président Macron est à souhaiter

Par Jeudi 21 septembre 2017 Permalink 3

« Nous prendrons dorénavant la discipline à l’étranger de ne pas parler de politique française ». Cette phrase remarquable par ce « nous » très ancien régime, assénée par le président Macron en Allemagne lors de la nomination du premier ministre, semblait devoir être comprise comme le fait que le président de la république ne parlerait pas des affaires intérieures françaises en dehors de la France. Il se déjuge à chaque fois qu’il va à l’étranger. C’est dorénavant de Bucarest à New York en passant par Salzbourg que les français savent ce qu’il veut.

Emmanuel Macron les prévient de Salzbourg que « la transformation que nous opérons est celle de faire entrer la France dans le XXIe siècle ». Il les analyse de Bucarest en proclamant que « le peuple français, c’est un peuple qui déteste les réformes ». Et il les menace maintenant en avertissant sur CNN que la « démocratie, ce n’est pas la rue ».

Ce curieux comportement présidentiel ressemble à de la lâcheté. Sans doute a-t-il peur… Ce n’est pas les yeux dans les yeux qu’il faut l’attendre mais avec des coups par en dessous teintés de mensonges et d’hypocrisie. Lorsqu’il était banquier d’affaires, un journaliste du Monde, Adrien de Tricornot, a raconté comment il avait joué double jeu soutenant apparemment la liberté de la presse tout en s’accoquinant en douce avec Alain Minc pour faire gagner un autre candidat que celui souhaité par les employés qu’il conseillait. La personnalité de Macron se révèle donc aux français un peu tous les jours. Il a beau clamé qu’il avait annoncé la couleur, l’essentiel de ce qui va faire si la rue lui en laisse la possibilité, n’a pas été intégré clairement par la population. A l’heure où les anglais, les américains n’en peuvent plus de la politique ultralibérale qui les jette dans la pauvreté, nous allons connaître les affres d’un monde de plus en plus dur.

Toute la politique d’Emmanuel Macron est de rabioter partout les quelques avantages des petits sous prétexte qu’ils seraient trop privilégiés là où ils habitent, là où ils travaillent, pour faciliter une loi de la jungle où quelques individus forts en sortiront vainqueurs alors que tous les autres sombreront. Le président de la république travaille pour les 1% les plus riches. Si les français le laissent faire cet automne, ils seront écrabouillés.

Frédéric Le Quer