Le Danemark est dans le mouv!

Par Vendredi 19 juin 2015 Permalink 20

« Le leadership, c’est de savoir démissionner au bon moment. Et ce moment c’est maintenant! » Ainsi vient de décider la première ministre du Danemark, sociale démocrate, battue hier aux élections législatives. C’est évidemment une façon bien différente de chez nous d’envisager une carrière politique…

Le principal gagnant de ces élections est le parti populaire danois (35 sièges sur les 90 obtenus par la coalition de droite). On ne sait cependant pas si il va participer au gouvernement ou laisser les libéraux dont les scandales ont émaillé le parti et dont les résultats ne sont guère brillants, gouverner et lui rester simplement en soutien. C’est de la cuisine électorale danoise! Sur le fond, l’immigration constitue la grande préoccupation. Malgré une économie en bien meilleure santé qu’en France ou dans les pays du sud de l’Europe, la réponse donnée au problème identitaire s’est révélée être le point clé de l’élection. Par ailleurs, le parti souverainiste souhaite un référendum sur le maintien du pays dans l’Union Européenne.

Il est visible au travers de ces élections que les résultats économiques, l’argent en général, n’est certainement pas ce qui influence dorénavant le plus le choix des citoyens. Le maintien de leur culture, de leur mœurs et la conscience aiguë de leur histoire nationale (et non pas roman nationale, scandaleuse expression véhiculée par la ploutocratie mondialiste!), les incitent à favoriser ceux qui mettent en avant la fierté d’être danois pour le cas qui nous préoccupe ce matin, mais ailleurs ce sera la fierté d’être espagnol, italien, allemand, anglais, français… L’immigration imposée par l’Union Européenne pour mieux favoriser l’émergence de populations apatrides heurte de plus en plus les sentiments patriotiques. Ils ne sont pas une honte mais au contraire la condition d’un lignage qui inscrit chacun dans une continuité et dans le passé tourmenté certes mais aussi particulièrement glorieux du continent.

Etre fier de son pays, ressentir sa grandeur, aimer ses coutumes devraient interdire de le laisser submerger par d’autres venus de très loin. L’invasion à laquelle on assiste empêche toute assimilation qui est le seul moyen acceptable pour recevoir afin que chacun y trouve son compte. C’est bien plus qu’une remise en ordre dont l’UE a besoin, c’est une réorientation complète de ses objectifs. Elle n’en prend visiblement pas le chemin.

Frédéric Le Quer