Le corps de la femme

Par Mercredi 25 janvier 2017 Permalink 3

Le corps de la femme est devenu depuis quelques mois un outil de propagande. Les exemples se multiplient tous plus spécieux les uns que les autres.

-Le droit à l’avortement redevient un sujet politique complètement hors sol lors de la primaire de droite.
-Une sombre histoire de viol par le photographe David Hamilton remontant à un demi siècle est à la une de la presse people qui s’émeut sur le sort de la victime dont on se demande bien ce qui pouvait lui arriver d’autres en tête à tête avec cet artiste dès qu’on a vu une fois son travail.
-La ridicule marche des femmes des milliardaires hollywoodiennes se scandalisant faussement des comportements soi-disant sexistes de Donald Trump fait la une alors que lorsqu’on regarde par exemple sur quoi fut faite la carrière de Madonna, l’une des égéries du mouvement, avec sa petite culotte, on est au degré zéro du respect de soi et de la femme.
-Polanski, peut-être le dernier génie du cinéma mondial encore en vie, se voit blackbouler par la corporation du cinéma français qui s’obstine à ne produire 99 fois sur cent que des nanards sous prétexte d’un viol datant d’il y a cinquante ans sur une adolescente seule avec lui et Jack Nicholson.

Les exemples se multiplient concernant l’instrumentalisation du corps de la femme par les médias. Ceci n’est évidemment pas un hasard. Ils cherchent à faire pendant aux droits quasiment inexistants de la femme dans l’islam. En cherchant à abaisser les conquêtes de la femme occidentale concernant sa liberté, l’esclave musulmane devient alors plus présentable. Le message subliminal tend à faire croire que la différence entre le statut d’une occidentale et d’une musulmane n’est pas si éloignée que ça. La palme de l’ignominie revenant à l’inénarrable Hamon qui ose rapprocher le statut de la femme musulmane de banlieue à celui des ouvrières françaises du passé. Ce monsieur n’a surement pas lu les écrivains naturalistes du XIXe siècle comme Zola ou Bloy car il saurait que les femmes de la classe ouvrière fréquentaient dès cette époque presqu’autant les cafés que les hommes.

Au lieu de tenter de minimiser le droit des femmes en occident, l’oligarchie et les médias feraient mieux de s’indigner sur la place de la femme dans une religion qui la met plus bas que terre. Au lieu de se battre pour avoir le droit de porter le voile intégrale, certains milieux féministes feraient mieux de se solidariser avec les victimes féminines d’une religion sexiste.

Frédéric Le Quer