Le chômage met les points sur les i

Par Mardi 28 avril 2015 Permalink 19

Chaque mois un nouveau record tombe concernant les chiffres du chômage en France et il est tout à fait impossible que cela s’arrange.

Les signaux économiques sont, malgré ce que déclare la propagande, mauvais. La confiance des ménages reste en dessous de sa moyenne. Le climat des affaires reste médiocre et l’investissement des entreprises ne repart pas tout simplement parce que les entrepreneurs ne voient pas  cette hausse de la consommation tant clamée. D’ailleurs, d’après le medef, 70% des entreprises ont peur d’embaucher, autant dire avec certitude que celles-ci n’embaucheront pas…

En avril, le climat économique calamiteux, « moribond » montre une quasi stagnation de l’activité globale. Pire encore, le secteur manufacturier se contracte chaque mois davantage, en mode récession,  ce qui montre la détérioration du tissus industriel et donc l’inefficacité de la baisse de l’euro pour l’économie française.

L’activité en zone euro est tirée vers le bas en grande partie par la France alors que Berlin ne cesse de relever ses prévisions de croissance pour 2015 et 2016. L’Italie n’est pas mieux lotie que nous. L’Espagne voit son taux de chômage grimper encore et encore, évidemment de façon inattendue! Ce hiatus entre l’Allemagne et les autres pays est honteusement ignoré.

Alors le discours idéologique tente de masquer un déclin toujours plus prononcé. La mondialisation présentée comme un espoir ramène le citoyen européen au rang du travailleur asiatique. La zone € au lieu de le protéger l’entraîne dans une insécurité sociale que le déficit démocratique rend irréversible.

La croissance du chômage prouve qu’aucune inflexion positive n’existe actuellement au niveau économique. Les politiques mises en place pour les jeunes avec des emplois subventionnés ou pour les chômeurs de longues durée sont des échecs. Seul le déficit public masque la tragédie en cours. L’abandon de souveraineté, dont nos politiques espère tant, creuse la fosse dans laquelle la France s’engloutit.

Frédéric Le Quer