Le cessez-le-feu en Syrie

Par Vendredi 4 mars 2016 Permalink 15

Le remarquable succès du cessez-le-feu en Syrie couvre de honte les Hollande, Cameron, Merkel et toute l’Union Européenne. L’ONU convient que celui-ci est globalement respecté et que le nombre de civils tués est très largement en baisse. La distribution de l’aide alimentaire a été renforcée.

Evidemment le premier ministre britannique et le président de la république se sont fendus d’un communiqué commun exigeant toujours plus et en particulier une aide humanitaire demandée par les rebelles syriens. L’humanitaire est là un prétexte fourni à l’opposition pour reprendre un peu de poil de la bête, se réorganiser, se réarmer et combattre dans de meilleurs conditions les forces de Bashar el Assad et les russes! Il est affreux de voir les occidentaux soutenir mordicus ces guerriers sunnites qui viendront plus tard faire exploser les grandes villes européennes. Mais pour eux la seule chose qui compte est que le gaz qatari puisse un jour traverser la Syrie!

Les faits actuels étant têtus mais l’avenir appartenant à personne, la propagande des médias aux ordres tente de reprendre la main en prévoyant le pire pour la ville d’Alep. Déjà, sans vergogne, elle trace le parallèle qui tue: Alep c’est la future Srebrenica en Bosnie en 1995. Et de rappeler le martyr ultra-médiatisé des musulmans bosniaques à cause d’infâmes orthodoxes serbes. La nuance n’a jamais été le fort des menteurs et l’important est de marquer les esprits. Alors nos journaleux s’effraient du prochain massacre des sunnites bloqués à Alep par les kurdes, les alaouites et les russes, tous évidemment avides du sang de l’ennemi et prêts aux pires exactions!

La diplomatie russe a sauvé des vies en réussissant ce cessez-le-feu. A Alep, en ce moment, n’en déplaise à François Hollande, le danger vient de l’Etat Islamique ou du groupe Al Nostra. Les djihadistes y multiplient les attaques pour empêcher l’arrêt des combats. L’aveuglement de l’occident en faveur des sunnites pour des raisons financières est le scandale majeur de ces dernières années et la diplomatie française a de quoi rougir de ses prises de position.

Frédéric Le Quer