Le 1er mai, c’est Jeanne d’Arc!

Par Samedi 2 mai 2015 Permalink 12

Les incidents qui ont émaillé le discours hier de Marine Le Pen pour un 1er mai devenu la fête de Jeanne d’Arc, ont été relatés en long et en large par les médias. Le reste de son intervention n’a, apparemment, eu à leurs yeux aucun intérêt ou alors ils ont craint qu’il en eut trop! En effet les propositions émises eurent l’avantage  de représenter une alternative radicale à la politique suivie.

Si Jean-Marie Le Pen a l’air bien allumé (cf ses appels hallucinés et hallucinants à Jeanne D’Arc), sa fille déroule son programme avec intelligence. Il rend les reproches autour du thème anti-républicain vides de sens, tout en ne concédant rien sur le fond. Du coup les journalistes ont du mal à le dénigrer sauf à étaler au grand jour leurs convictions mondialistes et leur rejet de la nation française. Il n’est pas facile de combattre un adversaire en ne se servant que de la forme et en refusant l’obstacle que constitue le fond et leur biais devient bien dangereux pour eux.

Car le fond des arguments de Marine Le Pen est largement partagé par des français qui ne comprennent plus très bien les raisons de l’envahissement actuel. L’afflux migratoire ne se justifie dorénavant aucunement du point de vue de leurs intérêts . Il ne trouve plus sa source qu’à travers une repentance datant de la colonisation, mais ça commence à être vieux, ou un désir mortifère de détruire les bases de la république française, juste par détestation, ou enfin une volonté d’accélération de la mondialisation, avec notre pays comme tête de pont, pour augmenter les profits de quelques uns au mépris du plus grand nombre. Quelque soit la raison choisie, elle est très difficilement justifiable et les arguments, pour continuer cette dérive qui dilue la culture et la richesse de notre pays, apparaissent bien faiblards.

Aussi s’agit-il absolument d’éviter un débat d’idées qui tournerait à l’avantage d’un souverainisme recherchant la sauvegarde du bien-être des citoyens. Si l’amour de la nation est un sentiment pour lequel les français peuvent, doivent combattre, (« demande-toi ce que tu fais pour ton pays… »), l’état est une organisation qui n’a de sens que si elle les protège. Inéluctablement, l’état français, mobilisé en faveur du monde entier, finira  par faillir dans son naturel et légitime soutien à son peuple car seuls les déficits publics cachent encore ses insuffisances au prix des immenses périls à venir.

Frédéric Le Quer