L’Assomption, l’Ascension, la Pentecôte et l’art…

Par Mardi 15 août 2017 Permalink 1

Si l’ascension marque l’élévation de Jésus Christ quarante jours après Pâques, l’assomption (en une Rubens) fête l’élévation corps et âme de la vierge Marie. Dans l’iconographie chrétienne Jésus monte seul au ciel. (ci-dessous, l’ascension du Christ par Giotto (1266,67-1327))SAM_4171 Orthodoxes, catholiques, protestants célèbrent ce moment qui annonce la venue du Saint Esprit. La Pentecôte, fête du St Esprit (ci-dessous, Pentecôte par Isaac Fanous (1919-2007))SAM_4172 est devenue un moment de plus en plus célébré en Amérique du sud et en Afrique du fait principalement que dieu ne s’incarne pas en mâle de type occidental aux yeux bleus mais souvent en colombe.

Dans le calendrier vient ensuite l’Assomption. La Vierge Marie ne s’élève pas toute seule à l’inverse de Jésus. Elle est portée, presque kidnappée par Dieu à l’aide d’anges ou de nuages. (ci-dessous l’assomption de la Vierge de Nicolas Poussin)SAM_4170 Elle ne meurt pas. Elle monte au ciel. Seuls les orthodoxes et les catholiques croient en ce moment fantastique.

Toute cette histoire s’est légitimée par le culte des images rendu possible grâce au concile de Nicée de 787. Le concile de Trente de 1542 à 1563 va inciter un peu plus les artistes à représenter les saints et la vierge Marie avec le grand mouvement culturel baroque.

Grâce à la chrétienté, les arts plastiques ont pris un essor à nul autre pareil dans le monde. Le judaïsme et l’islam se sont auto mutilés avec leur refus d’une représentation picturale de dieu. L’art contemporain même subversif continue de montrer, dieu, Jésus, Marie, les saints, etc. Loin d’avoir été sclérosante, la culture chrétienne a formidablement dynamisé les arts graphiques en servant de tremplin à un art laïque qui sans son socle n’eut pas été ce qu’il est.

Frédéric Le Quer