L’amour est dans les ruines

Par Samedi 13 février 2016 Permalink 1

Bonjour les midinettes! Amour, toujours, mariage en blanc, prince charmant et jolie princesse! Voilà le genre d’image dont aiment se repaître nos médias, surtout le week-end. Double symbolique pas très subtile, l’amour sur fond de ruines dues à la guerre. La jolie fleur pousse sur un tas de fumier!

En effet, ce cliché a été repris partout à travers le monde dans les médias et les réseaux sociaux. Partout, non, curieusement les chaines de télévision française résistent. Professionnellement, pensent-elles être d’un niveau au-dessus? Non, ce n’est pas ça! Il s’agit d’un cliché représentant un couple de chiites, forcément proches du régime de Bachar el Assad se mariant à Homs. L’homme porte l’uniforme de l’armée syrienne. la femme est visiblement aussi libre qu’une occidentale

Comment? Les pro Bachar peuvent être amoureux! Les pro Bachar se marient en blanc et non voilées! Les pro Bachar ne sont pas des obscurantistes religieux! Les pro Bachar témoignent de leur douleur face à la destruction! Mais, ça ne va pas du tout! La diplomatie française est outrée. Les odieux, les abominables, les tueurs sanguinaires, c’est Bachar et sa bande clame le quai d’Orsay depuis des années! Les sunnites, nos chers amis sunnites qui tirent sur tout ce qui est chrétien en France, sont de pauvres victimes de la barbarie! Les alaouites n’aiment rien, les alaouites tuent, c’est Hollande et Fabius qui le disent, on peut les croire…

Voilà encore un magnifique échec de la politique de François Hollande. Il s’est trompé, complètement trompé. Le monde entier prend un virage à 180°, commence à reconnaître le risque majeur de génocide concernant la minorité alaouite au cas où un chiite quitterait le pouvoir. Lui ne veut rien admettre. Il persiste diaboliquement dans l’erreur et continue à soutenir des groupes d’extrémistes religieux. Mais ses grands amis sont dans  l’Arabie Saoudite sunnite et grâce à ses loyaux services, gageons qu’il sera toujours là-bas particulièrement bien reçu…

Frédéric Le Quer