La social-démocratie est d’extrême droite

Par Jeudi 5 janvier 2017 Permalink 4

Le premier ministre slovaque Robert Fico vient de demander « aux dirigeants de l’Union européenne d’arrêter les aventures comme les référendums britannique et italien qui constituent une menace pour l’UE.» Ce dirigeant est un social démocrate. Est-ce que la social-démocratie est un mouvement d’extrême droite?

Si l’extrême droite comme il est communément admis se situe au delà de la droite démocratique, un appel pour faire taire les citoyens ne peut être que suspect. Dorénavant la tendance se situant résolument en faveur d’un despotisme qui se croit éclairé, les dirigeants européens prônent à l’unanimité un recul drastique du suffrage universel. Qu’est-ce qui les sépare alors de mouvements totalitaires qui pour la plupart sont arrivés au pouvoir grâce à des élections démocratiques et s’y sont maintenus en abolissant celles-ci? Nos dirigeants européens menés par Bruxelles et son Eurogroupe, institution tout ce qu’il y a de plus antidémocratique, essayent de discréditer la voix du peuple, d’en faire un totalitarisme alors que par définition elle est tout le contraire.

François Hollande qui se déclare lui-même social démocrate représente un bel exemple de cette peur du peuple. Il se sait impopulaire au point de ne pas se représenter, mais se maintient au pouvoir jusqu’à la dernière seconde. Alors qu’un De Gaulle était prêt à partir à la moindre alerte, lui reste en ignorant son désaveu national. Parallèlement tout est fait par l’Union Européenne pour rendre indéboulonnable ce qu’elle met en place en rendant ainsi obsolète toute consultation électorale. C’est une course contre la montre à laquelle on assiste: tout bien ficelé économiquement, financièrement et au niveau des alliances internationales, pour que les citoyens ne puissent plus rien détricoter.

Ajoutons à cela les médias officiels qui comme tous les mouvements d’extrême droite refusent de reconnaître leur positionnement antidémocratique et autoritaire et voilà les européens embarqués à leur corps défendant dans un régime où le choix disparaît même si les urnes existent pour le moment encore.

Frédéric Le Quer