La semaine du marché de l’art

Par Samedi 10 juin 2017 Permalink 1

Tous les ans une semaine de mai à New York polarise l’attention des acteurs majeurs du marché de l’art. Elle représente entre un quart et un sixième du chiffre d’affaire de maisons comme Christie’s, Sotheby’s ou Philips. Des œuvres modernes et contemporaines sont échangées pour des sommes faramineuses voir indécentes entre gens pour qui l’argent ne compte pas.

On a tous entendu parler cette année du tableau de Basquiat (ci-dessous) vendu le 18 mai chez Sotheby’s 99,5 millions d’€ frais compris (à ce niveau ils sont d’environ 11%). 1,83 m sur 1,73 m, »Untitled » est signé, sur toile et daté de 1982. Il était au départ estimé 60 millions de $.P1040987

2017 a été un assez bon cru avec un chiffre d’affaire total de 1,6 milliards de $. Si ce chiffre est en hausse de 400 millions de $ par rapport à 2016, il est inférieur à celui de 2015 de 2,3 milliards de $. Ce chiffre cache des disparités importantes sur l’évolution de la cote des artistes. Par exemple, « La muse endormie » de Brancusi ci-dessous atteint chez Christie’s un nouveau record pour l’artiste à 57,3 millions de $.P1040985

En revanche une toile de Christian Rosa, artiste contemporain né au Brésil, achetée 209 000 $ en 2013 n’a été revendue cette année par Sotheby’s que 30 000 € soit une moins value de 85%! (chiffres de la Gazette Drouot). On peut aussi citer dans les déceptions Damien Hirst dont la cote ne cesse de faiblir depuis quelques années. Si son expo à Venise fait l’objet de beaucoup de bruit, The void, ci-dessous, vendu 5,85 millions de $ chez Philips resta dans la fourchette basse de l’estimation.P1040984

Enfin concernant les artistes français le n° 1 est François Morelet (Cholet 1926-Cholet 2016), qui obtient à l’internationale une 45e place plus que justifiée. En une, « l’esprit de suite » révélateur de son oeuvre située dans l’abstraction géométrique et son gout pour les lignes de fuite.

Frédéric Le Quer