La route des Balkans

Par Vendredi 28 août 2015 Permalink 18

La chancelière allemande, Angela Merkel, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, des représentants italiens et espagnols ont participé au sommet sur les Balkans se tenant hier à Vienne. Le problème des demandeurs d’asile, essentiel pour les européens,  semble laisser de marbre le gouvernement français plus intéressé par ce qui va se dérouler à La Rochelle.

L’afflux par milliers de Syriens et d’Irakiens fuyant les guerres dans leur pays, et, d’Albanais et de Kosovars n’ayant rien à fuir mais renforçant le grand exode du monde musulman sur la route des Balkans, celle qui va de Grèce vers la Hongrie, a décidément tout pour effrayer. La Serbie et la Macédoine sont dors et déjà aussi débordées que la Hongrie. La Grèce se débarrasse des réfugiés en transit sur son territoire le plus vite possible, le but de leur voyage étant dans un premier temps l’Autriche et l’Allemagne.

Par le plus grand des laxismes, l’Union Européenne laisse donc en plus entrer les ressortissants du Kosovo ou de l’Albanie. Ces pays ne sont pas en guerre mais incitent leur population à filer vers d’autres cieux. Sans doute faudrait-il les ramener chez eux, où ils ne risquent rien, séance tenante, mais l’idée n’a pas l’heur de plaire! Bref, le continent est submergé de partout et pour l’Europe centrale, c’est une nouveauté. Mais l’angélique idée de frontières ouvertes est tenace.

Face à l’incurie de l’UE des états cherchent des solutions individuelles. La Macédoine a récemment essayé de fermer sa frontière avec la Grèce et a  utilisé des gaz lacrymogènes contre des réfugiés. La Hongrie érige une clôture à sa frontière avec la Serbie. Alors que les petits pays tentent de se débrouiller pour éviter un trop important afflux de population, les autres veulent juste une répartition équitable des migrants entre chaque pays.

Cette solution qui n’en est pas une ouvre la voie à un envahissement sans fin aux conséquences dramatiques.

Frédéric Le Quer