La République Catalane

Par Mercredi 11 octobre 2017 Permalink 1

La déclaration de Carles Puigdemont, le président catalan, est énigmatique. En annonçant la république catalane et en suspendant immédiatement le processus, personne ne comprend où en est la région, le pays, la république… Le pouvoir central madrilène a choisi de dramatiser la situation. Jamais l’Espagne n’a accepté une découpe de son territoire. Le Pays Basque n’a jamais obtenu son indépendance. Mariano Rajoy ne cédera rien. Il est d’ailleurs en cela soutenu par tous les dirigeants européens, unis pour une fois.

Aucun parti politique en France, pas plus Les Insoumis que le Front National, n’a accordé son soutien à la Catalogne. Cela dénote le conservatisme inhérent à l’opposition. Une vraie opposition à Emmanuel Macron devrait systématiquement prendre le contre-pied de ses opinions comme Mitterrand l’a fait sous Giscard, et se démarquer sur tous les sujets. Pour ces partis anti-UE, sa décomposition est l’occasion d’arriver à ses objectifs, i. e. la destruction de l’institution. Peu importe les moyens, le but de voir la fin de cette organisation supranationale devrait seul compter. Malgré cela, ces partis, idiots utiles à l’ultralibéralisme et à la globalisation ont des pudeurs de vierge en craignant de voir une contamination à la France, en craignant de voir remis en cause l’intégrité du territoire national. Que ne voit-on pas que l’intégrité de notre territoire est remis en cause par l’immigration? La volonté d’une province d’être indépendante n’est rien à coté de ce qui arrive actuellement avec la destruction d’un peuple par l’entrée exagérée de gens venus d’ailleurs. Mélenchon et sa clique représentant de l’islamo-gauchisme sont muets. Admettons! Les souverainistes du Front National prennent parti contre l’indépendance de la Catalogne. Décidément ce parti restera toujours aussi bête. En Europe, « La Chair quitte les Os » comme disent les franc-maçons. Tout se désunit! Il faut pousser à cela, appuyer là où ça fait mal. Le Brexit, la République Catalane, plus tard l’indépendance de la Flandre, de l’Italie du nord, des corses ou des bretons, tout est bon pour faire exploser l’Union Européenne qui ne peut finir que dans le bruit et la fureur. L’heure n’est pas aux subtilités idéologiques. L’heure est à considérer seulement les conséquences immédiates des mouvements régionaux qui prennent corps. Et cette conséquence est la remise en cause complète de l’Europe de Bruxelles tant aimée par la caste de ploutocrates qui dirige.

Alors la république catalane, même si tel n’est pas son objectif, servira, si elle existe un jour réellement, à l’implosion de l’UE. Il est normal que les provinces cherchent à se retrouver elles-mêmes, à palier aux défaillances des états. Il s’agit de refaire société alors que la crise de la démocratie désintègre socialement tout le continent.

Frédéric Le Quer