La primaire de François Hollande

Par Mardi 21 juin 2016 Permalink 4

François Hollande lâché par Bruxelles, tente de se raccrocher aux branches avec la primaire. Son impopularité effraie dans toutes les chancelleries. L’européiste convaincu qui rassurait la superstructure idéologique de l’Union Européenne, fait dorénavant figure d’épouvantail tant son action fut contre productive.

Jamais homme d’état n’eut des sondages d’opinion aussi catastrophiques. Pire sa parole n’est même pas moquée mais simplement ignorée. Si plus personne n’attend quoi que ce soit de lui, sa présence seule en vient à représenter un repoussoir pour les idées favorables à l’UE et à la mondialisation. Crime de lèse-majesté! François Hollande devient dangereux pour la perpétuation de l’idée européenne car ses promesses mensongères l’ont rattrapé. Le président de la république garde cependant le soutien du monde musulman qu’il a aveuglément soutenu pour faciliter son implantation idéologique en France au point que certains cerveaux djihadistes veulent faire de notre pays une terre d’Islam. Les salles de prière obligatoires prévues dans la loi travail pour les entreprises de plus de 50 salariés ne sont qu’un énième signe de soumission. Mais c’est un angle que les autres dirigeants quand ils veulent se maintenir ne peuvent avoir. Si en France il assure un socle électoral conséquent, à part en Belgique, en Suède et dans une moindre mesure au Royaume Uni, ce n’est le cas nul part. Se montrer avec François Hollande devient donc électoralement dangereux. Angela Merkel lui préfère de loin David Cameron et redoute un tête à tête avec la France suite à un éventuel brexit.

La solution trouvée est de se remettre en selle avec la primaire si peu dans l’esprit gaullien mais correspondant tant aux caciques de la rue de Solférino. Il devrait faire son miel de la bataille à venir contre des seconds couteaux et croit pouvoir ainsi se relancer au niveau national. Il s’agit là probablement d’une erreur de calcul. Comment cette primaire peut-elle espérer avoir plus que quelques centaines de milliers de votants? Le résultat risque d’aboutir à l’inverse du but recherché en décrédibilisant un peu plus encore un locataire de l’Elysée qui ne cesse de rabaisser la fonction présidentielle.

Les magouilles en cours ne pourront rien contre l’exaspération du peuple français, au contraire. Ces coups de billards à multiples bandes viennent de politiciens aux abois se voyant à la veille de perdre leurs nombreux avantages. Sans honneur, ils resteront envers et contre tous, le plus longtemps possible, la honte ne les effleurant pas et seul comptant les méprisables avantages matériels auxquels ils sont particulièrement attachés.

Frédéric Le Quer