La presse contre la déchéance de nationalité

Par Mardi 29 décembre 2015 Permalink 5

La presse est devenue, ces derniers jours, la caisse de résonance particulièrement diligente du mouvement tendant à faire plier le gouvernement concernant la déchéance de nationalité pour les binationaux terroristes. Cet engagement révèle, si il en était encore besoin, la scission entre la population et les médias qui n’existent plus pour informer ou ouvrir un honnête débat mais pour relayer exclusivement l’idéologie mondialiste dont les tenants n’acceptent aucune reculade si minime soit-elle.

La quasi unanimité des français sur la réponse à donner à une question ne suffit pas. Ils ne sont donc plus considérés comme légitimes pour prendre eux-mêmes leur destin en main. La démocratie a le tort de n’exister que dans le cadre de la souveraineté et le mot hérisse le poil de ceux qui veulent un gouvernement détaché des contingences nationales le plus vite possible. Notre pauvre François Hollande qui considérait, il n’y a même pas 3 mois, que le souverainisme était le déclinisme, s’appuie maintenant sur la population et ses aspirations pour retrouver un peu la considération des français. Il se met ainsi la presse à dos qui n’a que foutre de l’opinion publique, son but étant de diffuser au plus grand nombre des idées allant à l’encontre des intérêts de la nation mais dont le but ultime est la main mise irrévocable d’un petit groupe sur l’ensemble des individus.

La presse avec sa ligne éditoriale ne cherche plus qu’à persuader les français. La sophistique remplace le débat d’idée et le slogan, la démonstration. Concernant la déchéance de nationalité, les médias mettent en exergue son manque de valeur dissuasive, comme si tout devait se juger à l’aune du futur en faisant fi du passé. La société a pourtant le devoir de condamner ceux qui l’ont mise en péril et la seule réponse est la juste rébellion des victimes. Elle est la garantie de la survie d’un pays. Punir et chasser les coupables est un but en soi car il solidarise la nation contre ceux qui la rejettent.

Une minorité tente de faire croire qu’elle possède la science infuse et considère que la majorité du peuple français pense mal. Elle s’arroge la mission de le mettre dans le droit chemin soi-disant pour son bien. Elle n’écoute en fait que ses intérêts et les coups de canifs  ralentissant le délitement de la souveraineté populaire aussi petits et justifiés soient-ils sont perçus comme des limites aux prérogatives des dominants et tout doit être fait pour les empêcher.

Frédéric Le Quer