La préférence nationale

Par Samedi 21 mars 2015 Permalink 13

La préférence nationale est une notion méprisée par les élites qui ne voient pas dans l’état une organisation destinée à soutenir les citoyens mais juste une juridiction dont le rôle revient simplement à dire le droit quel qu’il soit. La définition galvaudée du mot « état » autorise alors tous les renoncements concernant la protection de la population française.

La préférence nationale qui devrait être acquise sans discussion pour tous les français, est dorénavant sujet à controverse. Rabaissée systématiquement par de beaux esprits s’autoproclamant l’élite, elle tend à être considérée comme un signe d’égoïsme ou même de xénophobie alors qu’à travers cette notion il n’est question d’aucune hostilité vis à vis de l’autre mais simplement d’un secours naturel rendu en priorité à un compatriote plutôt qu’au ressortissant d’un pays étranger. Mais être français et s’en prévaloir est dans la mondialisation actuelle de très mauvais gout!

Au lieu de traiter les situations difficiles de ses concitoyens, l’état se perd à soutenir quiconque est sur son territoire sans distinction. Le cas du logement par exemple est particulièrement redoutable. Combien de jeunes français ont du mal à trouver les moyens d’habiter ailleurs que chez leurs parents! Combien de divorces se compliquent par le fait de devoir trouver un appartement! L’instruction publique aussi a un coût de plus en plus élevé pour des résultats catastrophiques. Le déficit abyssal de la sécurité sociale relève en partie du même problème. Les aides distribuées aux nouveaux entrants sont les plus généreuses d’Europe et créent un appel d’air sensationnel pour les populations venues d’ailleurs. Les autres pays européens se gardent bien de mettre en place des conditions d’accueil identiques aux nôtres. Dans une situation où les finances publiques sont année après année déficitaires, aucune mesure n’est prise pour recouvrer une politique moins généreuse mais plus efficiente pour les individus de nationalité française.

Mais quoique on tente de faire croire, la fierté d’être français n’est pas une disposition d’esprit populiste, dans son sens péjoratif, mais c’est aussi savoir qu’on peut bénéficier de droits que tout une histoire a rendus possible. La nationalité française doit rester un privilège. Elle donne des devoirs, mais elle devrait aussi offrir l’assurance d’être mieux traitée par son pays. La préférence nationale n’est pas une maladie honteuse mais au contraire la démonstration d’une société saine s’assumant dans un espace souverain.

Frédéric Le Quer