La politique balance entre absurdité et refoulement

Par Dimanche 3 janvier 2016 Permalink 1

L’absurdité et le refoulement sont les deux mamelles de la France. Ils induisent des non sens et des non dits qui se traduisent par un recul de la démocratie dans la politique. Dès le troisième jour de 2016, l’actualité souligne la folie du pays et de ses dirigeants.

L’acte terroriste contre des militaires à Valence est dans la veine des loups solitaires qu’ISIS manipule.  Seuls dans leur coin ils se réveillent un jour et tuent aveuglément comme à Tel-Aviv. Ils sont probablement impossibles à museler. Mais que faisaient des militaires français à protéger une mosquée? Est-ce une façon de mettre les lieux de culte musulman sur le même plan que les synagogues et les églises? Le gouvernement par cette attitude semble nier le rôle de l’islam dans les attentats et cherchent mensongèrement à faire croire que tout le monde est visé. A l’évidence, c’est ridicule! Si tous les musulmans ne sont heureusement pas des terroristes, ils ne sont toutefois pas les cibles des tueries perpétrées en France depuis plus d’un an. En positionnant des soldats français devant une mosquée, le ministre de l’intérieur ne la protège pas car elle n’en a pas besoin et met en danger ceux qui la garde. C’est toute l’absurdité du système qui se révèle.

Un sondage montre que les français ne veulent plus des hommes politiques qu’on leur inflige depuis des décennies. Au rencard, Hollande et Sarko! Pareil pour les Duflot et Mélenchon! Juppé tire son épingle du jeu grâce au flou artistique entretenu sur son positionnement. En fait, la grande majorité des citoyens a un désir de souveraineté nationale retrouvée et une demande vers une identité culturelle partagée ce qui veut dire moins d’immigration et plus d’exigence dans l’acquisition de la nationalité française. Tous les hommes politiques ont refusé de prendre en compte les souhaits des électeurs et ceux-ci, totalement inhibés par la pensée unique, aimeraient bien que quelqu’un pas trop attaqué par les médias répondent à leurs aspirations. Si presqu’ un tiers a déjà fait un bras d’honneur au politiquement correct en votant pour le Front national, les autres espèrent qu’une alternative à Marine Le Pen leur tombe du ciel. La France assiste a une chose extraordinaire: le refoulement de la psychologie collective d’un peuple. La psychanalyse prouve que l’issue ne peut être que fatale.

La main mise par un petit noyau sur le chemin suivi par le pays n’est pas seulement anti démocratique, elle est le ferment de la guerre civile. Une élite se croit la mission d’éclairer soi-disant de ses lumières le débat politique mettant en avant des lois dites éhontément comme fondamentales (le débat sur la déchéance de nationalité est un bel exemple) alors que la même clique bafoue le principe primordial de la souveraineté populaire qui après cinq républiques est le seul à avoir véritablement de la consistance.

Frédéric Le Quer