La peur de l’islam (I)

Par Mardi 17 octobre 2017 Permalink 2

La peur de l’islam, raisonnée, pas la phobie qui a quelque chose d’irrationnel, mais la crainte consciente de devoir, si ça continue, plier face à l’immigration musulmane, traverse toute l’Europe. Après l’AfD qui entre par la grande porte au parlement de Berlin, l’Autriche va voir le parti chrétien conservateur arrivé en tête des législatives, se coaliser avec le FPÖ, parti franchement anti-immigrationniste pour former un gouvernement. A ceci s’ajoute toujours les pays du groupe de Visegrad composé de la Hongrie, la Pologne, la République Tchèque et la Slovaquie qui refusent la politique d’accueil des étrangers chère à Bruxelles, mais aussi le Brexit dont l’une des causes principales est le laxisme des autorités européennes vis à vis du mouvement de population en cours. Plus anecdotiquement, au Danemark, la ministre de l’immigration s’est faite photographier avec un gâteau célébrant le cinquantième durcissement de la législation concernant l’accès des migrants dans son pays (voir image en une) ou la Belgique, guère connue pour ses mesures énergiques vis à vis de l’islam, vient d’interdire, il y a quelques jours, le port du voile pour les jeunes filles à l’école. Une enquête réalisée par Fondapol, le mois dernier, dans 26 pays de l’UE, montre que les européens pointent du doigt l’islam pour ce qui est de l’affaiblissement des démocraties. Donald Trump pourrait aussi être mentionné pour avoir été élu par les américains sur un programme refusant l’immigration musulmane, mais les bien-pensants hausseraient les épaules en dénigrant le président américain. Alors que penser des intellectuels comme Houellebecq ou Onfray qui à chaque fois qu’ils passent sur les antennes de radio ou télévision rameutent une énorme audience parce qu’ils mettent en garde contre le texte belliqueux du coran?

L’instruction des jeunes musulmans se heurtent, comme Emmanuel Macron a l’air de le penser, au refus de s’imprégner des valeurs du continent qui a accueilli leurs parents. Tous les enseignants savent que dans une classe les asiatiques seront dans les premiers et les musulmans dans les derniers. Ce n’est bien sur pas une question d’intelligence innée mais simplement le refus d’acquérir un savoir occidental pour mieux rester dans une approche obstinément liée à la religion. L’incapacité à s’intégrer dont la majorité des jeunes fait preuve malgré l’école, alimente la peur de l’islam. Il n’y a pas d’issue finissent par se dire les occidentaux s’apercevant que les générations se succèdent et qu’aucune intégration ne voit le jour. Pire au fur et à mesure qu’entrent des migrants, ces derniers renvoient les quelques uns sur le point de s’intégrer à leurs origines en empêchant la création d’un lien social entre ethnies.

La peur de l’islam quoiqu’en disent des islamo-gauchistes comme Mélenchon, s’appuient sur des faits et ceux-ci dépassent le terrorisme. Il semble que cette peur se transforme actuellement en résistance. Ceci est bien sur de bon augure pour les occidentaux mais aussi peut-être pour les musulmans qui devront passer à autre chose qu’à la religion.

Frédéric Le Quer