La peur de l’islam (II)

Par Jeudi 19 octobre 2017 Permalink 2

Après avoir envisagé la crainte rationnelle des occidentaux de se voir submerger par une culture sclérosante, qu’est ce qui fait que malgré la peur de l’islam, ils ne dressent pas encore de frontières vraiment protectrices?

D’abord, favorable aux flux migratoire d’Afrique ou du moyen-orient vers l’Europe, il y a l’extrême gauche internationaliste qui n’a cependant pas de réelle influence sur la politique même si l’idéologie d’anciens trotskistes devenus socialistes peut avoir un impact sur un programme de gouvernement. Dans la même veine on peut aussi mentionner pour la France les communistes ou les mélenchonnistes jouant dans la cour de l’islamo-gauchisme. Malgré les voix obtenues par Mélenchon aux dernières présidentielles, cela reste marginal dans la société et n’a pas d’impact à l’étranger alors que toute l’Europe est concernée par le phénomène migratoire.

Si ce n’est pas directement dans les partis politiques agitateurs que la réponse se trouve, celle-ci ne peut être que dans la société civile. La théorie du ruissellement existe mais elle ne concerne pas l’argent directement. Le profit, la demande d’un rendement du capital toujours plus élevé explique à lui seul la politique migratoire de l’Union Européenne. L’afflux de mains d’oeuvre baisse les coûts de production en empêchant les hausses salariales et permet aussi d’accroître la demande. L’invasion est voulue par le patronat qui se fiche qu’elle soit islamique ou autre du moment qu’elle vient de pays pauvres qu’on est incapable de faire sortir de la misère. Les médias entièrement dépendant du patronat, même au niveau du service public ou la porosité est totale avec le privé (des gens comme Pujadas, Naguy et bien d’autres passent du public au privé et retour) relaient, font ruisseler sur le auditeurs toute pensée favorable à l’immigration puisqu’elle permet de meilleurs profits. On se sert du bon cœur des personnes en apitoyant sur la misère humaine pour déclencher cette pitié dangereuse qui pousse à s’oublier soi-même pour le compte d’une chimère, d’un mensonge. La presse n’est que l’ultime relais car au-dessus il y a les think-tank, les instituts de sondage, les hauts fonctionnaires pantouflards et les politiciens devenant des passeurs idéologiques qui font ruisseler un gout morbide pour la dilution des cultures sous un prétexte fallacieux de partage alors qu’il s’agit du seul bénéfice de quelques uns.

En fait dans ce cadre, l’islamisme est une épine dans le pied. La vraie vie n’est pas celle du roman 1984. Personne ne cherche à faire peur à la population pour qu’elle reste tranquille. Au contraire pour mener à bien le projet, il s’agit de l’apaiser, de faire en sorte que ça se passe en douceur. Les attentats nuisent aux immigrationnistes européens (Aux USA, les latinos sont bien plus calmes!). Ils font prendre conscience du danger, rameutent la peur, exacerbent les besoins identitaires et compliquent ainsi la tâche de ceux charger de faire passer la pilule de l’extraordinaire flux migratoire. L’Europe subit le monde musulman parce qu’il est géographiquement le plus prêt. Et puis avec sa volonté hégémonique, il s’insère bien dans le plan, mais à condition qu’il ne fasse pas de vague.

Les guerres et les politiques monétaires complexifient la situation sans en modifier les racines.

Nous sommes à un tournant. Jusqu’aux attentats islamistes tout était en place pour la transformation de la société européenne dans le but de mieux rémunérer le capital. Mais dorénavant la population de nombreux pays se cabrent, résiste au ruissellement idéologique qui ne marche plus. La solution d’enrichir les pays pauvres n’étant pas encore au point, la partie ne fait que commencer.

Frédéric Le Quer