La pendule

Par Dimanche 23 novembre 2014 Permalink 20

Au XVIIIe siècle et au début du XIXe, la pendule est mise en valeur par l’aspect particulièrement séduisant du travail réalisé par les horlogers et les bronziers et devient un objet incontournable trônant sur une cheminée.

Sous Louis XV, ces artisans imaginatifs et virtuoses réalisent des objets éblouissants. De nombreux animaux en bronze sont mis en valeur supportant en général le cadran. Les éléphants, les dromadaires, les rhinocéros, les lions participent au goût des acheteurs pour l’exotisme. On parle alors de pendule à l’éléphant, de pendule au rhinocéros de pendule au lion, etc… Parfois un bestiaire plus familier est utilisé comme le chien, le chat ou le taureau… Les fables de La Fontaine sont elles aussi mises à contribution.  L’animal en bronze à patine noire, le cadran en bronze à patine dorée permettent un contraste esthétique.

Les lignes architecturées du néoclassicisme vont emportées les enroulements du style rocaille. C’est l’heure de gloire de la pendule portique. L’excentricité perdue n’empêche pas la somptueuse ornementation de bronze. De nombreuses variantes existent car elles furent très appréciées sous Louis XVI. Des colonnes  dressées sur une base, le tout en marbre, supportent un cadran rond en bronze doré. Après toutes les complications sont possibles, tous les raffinements sont les bienvenus, dieux, déesses, végétaux, animaux en bronze doré… Le début du XIXe siècle verra les matériaux changés avec l’utilisation par exemple du cristal.

Durant le Directoire et le premier Empire, le marbre noir apparaît aussi pour la base de la pendule. La pendule au char est parmi toutes celles créées et elles sont particulièrement nombreuses, sans doute la plus courue. Pour enrichir les appartements impériaux Napoléon commandera par le  Garde Meuble deux cent cinquante pendules de toutes formes comme la pendule borne antique, la pendule d’architecture, la pendule colonne ou encore la pendule au serment des Horace  qui reprend la scène peint par David…

Par la suite durant le XIXe siècle las artisans reprendront les modèles du passé mais en laissant libre cours à leur interprétation réalisant souvent des objets envahis d’ornements tant le siècle a horreur du vide.

Les prix varient de quelques milliers d’euros à quelques dizaines de milliers, sachant que si un mouvement d’origine est toujours un plus, c’est l’esthétique de la pendule qui est principalement prisée.

Frédéric Le Quer

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