La peinture abstraite à Paris

Par Dimanche 10 juillet 2016 Permalink 1

La capitale internationale des arts après les années de conflit de la deuxième guerre mondiale est Paris. La peinture abstraite y vit ses années de fermentation où les écoles se disputent le rang convoité de leader. Les non figuratifs s’affrontent dans un foisonnement d’idées et de tendances mettant en lice géométriques contre lyriques, eux-mêmes divisés entre gestuels, matiéristes, nuagistes, lettristes paysagistes abstraits…

Derrière ces choix artistiques, de nombreux noms circulent de Montparnasse à Nice en passant par St Germain Des Prés: Atlan, Le Moal, Bissière, Bryen, Chaissac, Vieira da Silva, Debré Dewasne, Estève, Fautrier, Hartung, Lanskoy, Manessier, Mathieu, Nicolas de Stael, Poliakoff, Soulages, TalCoat, Van Veld, Schneider, Vasarély, Martin Barré, Doucet, Hayter, Dumonet (image en une), Eugène Leroy, Hosiasson, Leduc, Marfaing, Messagier, Mortensen, Zack… Certains de ces peintres font les belles heures des salles des vente aujourd’hui partout dans le monde. Ci-dessous Maurice Estève, une composition abstraite de 1952 d’une grande richesse chromatique fit chez Lisieux Enchères SVV le 14 février 2015 52 620 €.SAM_1643

Chu Teh-chun ou Zao Wou-ki, deux maîtres de l’abstraction lyrique qui ont presque toute leur vie travaillé en France sont les stars des maisons de vente Hong-Kongaises mais aussi françaises. Ci-dessous « Atmosphère bleue III » de Chu teh-Chun fit l’année dernière 180 530 € chez Millon et associés.SAM_1645

La peinture abstraite de la « nouvelle école de Paris » comme l’appelle Charles Estienne en 1952 réunit des artistes qui s’imposent sur le plan international et qui continueront à produire avec bonheur dans les années 80 quand Paris aura perdu le premier rang dans le monde de l’art.

Frédéric Le Quer