La mort sans fin

Par Mercredi 30 juillet 2014 Permalink 21

Il y a quelques décennies la guerre au proche orient s’affichait principalement comme un conflit entre Israël et l’Égypte. Deux nations combattant ont de rassurant la banalité d’un phénomène que le monde connaît bien, la défense acharnée de l’une contre l’hégémonie de l’autre. Être pour Israël n’était pas forcément être islamophobe, être pour l’Egypte n’était pas nécessairement être antisémite. Le général De Gaulle, par exemple, a d’abord soutenu Israël et s’en est ensuite écarté. Les temps ont bien changé et l’heure est maintenant au choix ethnique. Pro arabes ou pro juifs, telle est la question.

La France, actuellement, à travers son président, a déclaré qu’Israel avait bien le droit de se défendre avant de faire une piteuse marche arrière suite aux avertissements du think tank Terra Nova qui cria immédiatement casse-cou en pensant à la base électorale du Parti Socialiste et de François Hollande qui ne s’en remettent plus qu’au vote des français issus de l’immigration musulmane pour être réélus. En effet, cette catégorie de la population, française de fraîche date, ces fameux électeurs socialistes, cache à peine son antisémitisme derrière un antisionisme plus aisément présentable, bien que ses mots d’ordre soient dictés par un islam intransigeant qui a pris conscience que la paix sociale dans le pays dépend de plus en plus de sa bonne volonté. Les scènes d’émeute à Paris et en banlieue montrent à quel point l’état n’est pas libre de sa diplomatie.

Quelle situation calamiteuse! Alors que nous avons déjà abandonné notre souveraineté économique à des autorités européennes sans légitimité démocratique, la France se voit priver de son libre arbitre et de sa liberté de parole dans le domaine des affaires étrangères car soumise à une minorité (pour l’instant, du moins!) rebelle et menaçante. Nous nous retrouvons une nouvelle fois face aux livrées hégémoniques d’un certain islam: la religion se doit de prendre le pas sur les autres, de prendre le pas sur la loi républicaine, de prendre le pas sur les us et coutumes d’un pays quel qu’il soit.

Dans ce énième conflit en Palestine la seule chose de certaine est que les palestiniens sont les cocus d’une farce tragique. Des groupes terroristes imposent leur politique à un peuple privé d’éducation et donc forcément manipulable. Celui-ci conditionné par la propagande n’a d’autre sentiment que sa haine des juifs. Chacun de ses morts, loin d’être une victoire pour l’état hébreux est un trophée affiché sans pudeur, une étape dans l’avancée idéologique, un martyr sublimé pour des dirigeants arabes qui maîtrisent l’art de la communication occidentale avec subtilité, intelligence et cynisme. Chacun sait qu’Israel va encore gagner cette bataille sur le terrain. En revanche la victoire finale s’éloigne de plus en plus. Le taux de natalité arabe submerge petit à petit l’état hébreu. Ses soutiens venus de la communauté internationale se dégonflent même si la diaspora reste mobilisée en sa faveur. Ses ennemis historiques s’unissent dans un panarabisme bien financé et de mieux en mieux armé.

Quant aux juifs français, ils préfèrent pour beaucoup faire leur allia dans un pays en guerre perpétuelle mais avec des concitoyens soudés et l’impression diffuse d’être utile plutôt que de vivre dans un pays qui les protège de moins en moins bien. L’insécurité ambiante dans certains endroits est une honte pour la république incapable d’assurer sur l’entièreté du territoire la sécurité de tous.

Dans un tel climat le conflit israélo-palestinien s’invite donc dans une Europe faible parce qu’économiquement malade qui se retrouve encore une fois victime d’un courant antisémite suffisamment profond pour inquiéter. Soutenir Israël n’est pas une honte tant qu’elle reste la seule démocratie du moyen-orient. Faire montre d’égard avec des terroristes montre une faiblesse coupable qui pour employer le mot de Winston Churchill amènera aussi le déshonneur.

Frédéric Le Quer