La mort rôde

Par Samedi 13 juin 2015 Permalink 18

La mort plane au dessus de notre société en crise. Notre civilisation très fin de race lui octroie des victoires régulières tendant ainsi à faire reculer les forces vitales attaquées de plein fouet par de multiples remises en cause culturelles.

L’arrivée d’autres ethnies n’est pas un hasard chronologique. Elles s’engouffrent dans le vide, le néant spirituel dans lequel nous sombrons et telle la végétation au milieu de ruines antiques, elles gagnent en importance, fragilisant ce qui était cru solide jusqu’à bientôt tout faire disparaître. Le mariage homosexuel qui est apparemment le sens de l’histoire occidentale abolit au bout du compte la reproduction de l’espèce. L’euthanasie, si louée en ce moment pour la mort douce qu’elle représente, éteint pourtant tout souffle de vie. Personne ne peut prétendre savoir où se niche la conscience. Mais les limites de nos connaissances sont niées doctement par les fossoyeurs de l’espèce humaine qui assènent leurs vérités avec d’autant plus de force que leur ignorance est profonde.

C’est alors que des religions viennent s’immiscer pour remplacer les anciennes défaillantes qui ne proposent plus les réponses adéquates. La croyance régénère et plus elle est aveugle, mieux elle fortifie. Elle est indispensable à la perpétuation de l’humain, alors que l’animal, beaucoup plus astreint aux simples besoins vitaux dictés par son cerveau, y répond sans réfléchir en laissant son corps triompher. Une espérance pour nous reproduire est nécessaire; une vie meilleure avec un enfant, une vie meilleure pour son enfant, ce besoin d’avenir nous est propre. L’acharnement mis à conserver ses mœurs est aussi un signe de vitalité. La société avec l’aide de la religion fournissait des raisons pour continuer alors que dorénavant, elle répond: « Pas la peine! ».

Les masses populaires occidentales privées depuis des décennies des béquilles nécessaires à leur devenir par des esprits se croyant forts en dénigrant les croyances naïves peut-être, mais sincères, ne trouvent nul part la force, l’énergie pour prolonger, faire prospérer ce qu’elles sont. Alors elles sont inéluctablement remplacées parce que leur morbidité est leur suicide.

Frédéric Le Quer