La marocaine aussi est exaspérée par le sexisme

Par Jeudi 24 août 2017 Permalink 1

« De toute manière, toutes les marocaines sont des putes! » Ainsi parle un diplomate chargé d’affaire à l’ambassade du Liban à une dame marocaine venue chercher un visa. La pauvre se justifie sur les réseaux sociaux en affirmant ne s’être jamais prostituée.

Presque en même temps que ce lamentable épisode, au Maroc toujours, des femmes se rassemblent pour dénoncer les violences aussi bien physiques que psychiques faites à leur encontre. Ce mouvement apparaît à la suite de l’agression sexuelle de l’une d’entre elles dans un bus à Casablanca par deux hommes, vidéo à l’appui. 300 femmes à Casablanca, 200 à Rabat ont participé à ce sit-in.

Non à la culture du viol, des poursuites contre les agresseurs, pouvoir porter une robe au lieu d’un pantalon quand on en a envie, correspondent aux demandes naturelles des manifestantes. Même le ministre marocain des droits de l’Homme fait ce triste constat: « la loi marocaine condamne le harcèlement des femmes au travail, mais pas dans les espaces publics ». Le slogan « Avant de partager l’héritage, partage avec moi la rue » dénotait le désarroi de la population féminine. Après les algériennes et les tunisiennes, cet été, mouvements dont on s’est fait l’écho ici, les marocaines sont en quête d’un peu de liberté dans leur pays.

L’éducation semble la clé du problème. Des individus à qui seul le coran est enseigné, sont incapables de se comporter comme il faut. Même au sein du couple, 3 marocaines sur cinq subiraient des violences conjugales. 3% d’entre elles seulement portent plaintes!

Cette révolte des maghrébines devrait faire honte à toutes ces musulmanes en France qui s’affichent avec leurs voiles islamiques, signes de soumission aux hommes. Leurs congénères de l’autre coté de la Méditerranée crèvent de cette culture machiste à laquelle elles peuvent échapper en occident. Si les dyonisiennes, roubaisiennes, villeurbannaises, enfin partout où la communauté musulmane domine en France, si ces femmes donc se révoltaient, profitaient de l’éducation que l’état leur dispense au lieu de défier bêtement la société française par des signes extérieurs datant du moyen-âge, non seulement une partie des tensions entre l’islam et le reste de la société s’apaiserait, mais elles aideraient leurs sœurs restées dans leur pays d’origine.

Frédéric Le Quer