La loi travail comme dans du beurre?

Par Samedi 2 septembre 2017 Permalink 1

Quelques cris d’orfraies pour le principe, mais les petits pas de la loi travail allant vers plus de précarités ne soulèvent pas les foules pour le moment. Les entreprises du cac 40 réalisent des profits de 50,2 milliards soit plus de 26% de hausse par rapport à l’année dernière. Mais personne ne met rien en rapport et ces résultats n’empêchent pas les multinationales qui ont été sauvées directement ou indirectement par l’état il y a même pas 10 ans, de mettre la pression sur la population avec l’aide du gouvernement. Par dessus le marché, pas question pour les gros actionnaires de faire des efforts puisqu’ils vont être exonérés d’impôt sur leur patrimoine. C’est donc aux « gens », comme dirait Mélenchon, de se serrer la ceinture.

La propagande médiatique est soulagée. Si les journalistes depuis les élections avaient repris un peu de liberté de parole en se gaussant, par exemple, de la côte de popularité d’Emmanuel Macron, ils sont tous, ces derniers jours, rentrés dans le rang derrière le gouvernement pour dégonfler une rentrée sociale éventuellement tumultueuse. Les enquêtes d’opinion se multiplient pour dire que les français sont satisfaits des ordonnances. Comme si nos concitoyens avaient compris quoique ce fût à ce texte hyper technique!!! Mais l’important est de discréditer la contestation et quoi de mieux que de la faire passer pour illégitime puisque tout le monde serait d’accord pour la réforme? Qu’on se comprenne bien: Sans doute y-a-t-il dans ces ordonnances des choses intéressantes en particulier pour les tpe dont beaucoup indéniablement n’embauchent pas la personne en plus qui leur serait nécessaire à cause du code du travail. Mais le fait d’affranchir les riches du moindre effort en laissant croire que si l’économie ne va pas en France, c’est que les pauvres sont trop favorisés est proprement scandaleux!.

Macron réalise donc ce pour quoi le medef l’a fait élire. Les travailleurs au cerveau lobotomisé restent apathiques pour le moment mais nos dirigeants se méfient néanmoins à en croire la commande faramineuse de grenades pour la gendarmerie et la police nationale. C’est un marché de 22 millions d’euros intitulé « Grenades de maintien de l’ordre et moyens de propulsion à retard » (www.boamp.fr/avis/detail/17-112134)

Frédéric Le Quer