La gauche et François Hollande

Par Jeudi 24 décembre 2015 Permalink 4

Les groupuscules de gauche s’inquiétant de la remise en cause des libertés publiques avec l’état d’urgence ou du renoncement très partiel au droit du sol pour les gens nés en France en sont donc pour leurs frais. Le président de la république préfère se voir rejeté par quelques uns que de déplaire au plus grand nombre.

Les projecteurs sont tournés vers la très maladroite Christiane Taubira totalement débordée par son idéologie qui s’est naïvement retrouvée en première ligne, poussée en avant par tous les autres, planqués derrière sa stature, pour contester la parole de François Hollande. Les déclarations sur l’attachement au droit du sol à tout pris qu’une foule de députés et même de membres gouvernementaux ont proclamé devant les micros n’ont pas pesé lourd face aux élections présidentielles dans un an et demi. La plupart, comme le premier ministre, avait pris de telles précautions oratoires que tous les retournements de veste étaient possibles et ont eu lieu, ont lieu, auront lieu. Mais la garde des sceaux, pleine d’elle-même, de sa popularité auprès de médias de la gauche bien pensante comme Le Monde, Libé, Marianne ou l’Obs qui lui monte à la tête, ne se rendant pas compte que ces journalistes ne représentaient qu’eux, se croyait reine alors qu’elle n’est qu’une marionnette utile pour rosir le gouvernement. Qu’elle parte ou qu’elle reste, François Hollande dorénavant s’en fout! Il lui reste Najat Valaud Belkacem pour ce qui est de mettre en exergue la diversité, seule chose en laquelle il semble sincèrement attaché!

A l’évidence, la campagne électorale se jouera sur les questions sécuritaires. Contre Nicolas Sarkozy, François Hollande doit éviter de se laisser dépasser trop largement par la droite afin de ne pas passer pour démissionnaire. Contre Alain Juppé, il doit témoigner de son sens des réalités face au thème de l’identité heureuse. Le bougre est malin et est loin d’avoir perdu les prochaines élections. Pour peu qu’un séisme financier international survienne d’ici là, il sera complètement dédouané de ses piteux résultats économiques. Alors les états d’âme d’un parti socialiste en lambeaux n’ont pas d’importance. Les militants seront là pour le soutenir face à Marine Le Pen au deuxième tour si il y accède.

Mais encore une petit effort M. Le Président! Si vous ne voulez pas renoncer au droit du sol, renoncez à la double nationalité comme en Australie, par exemple! Exigez un engagement clair et exclusif à 18 ans! Cela ne serait pas honteux bien au contraire, et il y aurait à nouveau de quoi hisser haut les couleurs du drapeau entre citoyens d’où qu’ils viennent, volontaires pour être français, heureux d’adhérer aux valeurs du pays, fiers d’y avoir été admis.

Frédéric Le Quer